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lundi 26 novembre 2007

Reviens Guy, ils sont devenus pires

Après la journée d'hier, une seule certitude, le PSG broie du noir. Les "performances" du club à l'extérieur avaient masqué son indigence à domicile et le faible écart qui le séparait des dernières places du classement mais dimanche soir, à l'issue d'un match indigne à Nice, tout le monde a pu constater la réalité trouble. Le PSG n'a pas d'équipe, pas de fonds de jeu, pas de défense, même pas de hargne.
A cette occasion, même le placide Paul Le Guen, s'énervait en fuyant les caméras. C'est qu'il va falloir maintenant un peu plus qu'un passé prestigieux de joueur et d'entraîneur des gônes pour s'en sortir.

Comme Footballistico le laissait entendre le mois dernier, les atermoiements tactiques de Le Guen et son incapacité à construire une ossature stable commencent à se payer aujourd'hui. Paris a pu sauver les meubles grâce à 2 joueurs cette saison, Rothen et Landreau. Dimanche, ces 2 là ont flanché, plongeant le club dans les affres de la médiocrité face à des Niçois, qui ont pourtant joué le jeu jusqu'au bout de "l'équipe qui veut se faire rejoindre en fin de match en se tenant recroquevillée sur son but".

Sur le 1er but Niçois, Landreau fait un joli plongeon hors sujet. Sur le second, Rothen remonte bien la balle vers son camp, la perd, fait faute, Koné, but. Ce but est intéressant car même si Rothen s'est auto-crucifié, après le match, il montre surtout la passivité de l'ensemble de l'équipe Parisienne, qui le regarde jouer sans lui donner de solutions et qui ne se replace qu'à pas lent.

Il y a peu de chose à sauver du jeu Parisien : quelques jolis coups de patte de Rothen, qui malgré un match médiocre, reste au-dessus du lot, un Ceara technique mais bien seul à droite, et un N'Gog remuant et décidé sur sa reprise. Sinon, pas grand chose. Et une grosse inquiétude pour les mois qui viennent.

Quelques pronostics, donc, pour cette fin de saison :

- vers mi-décembre, les relations joueurs-entraîneurs commencent à se détériorer. Pauleta demande carrément à être transféré au Sporting de Lisbonne. Gallardo se répand en déclarations fracassantes dans la presse.
- les supporters du Parc brandissent des banderoles : "rendez nous Laurent Fournier" , "Paul La Haine"ou l'humiliant "Guy = Paul",
- Luis Fernandez déclare dans la presse qu'il est "disponible"
- après avoir renouvelé toute sa confiance en Paul Le Guen pour la bonne année et avoir déclaré qu'il était irremplaçable, Alain Cayzac débarque Paul Le Guen le 15/01 et le remplace par Ricardo en délicatesse à Monaco.
- après avoir recruté 1 ou 2 argentins teigneux à la fin du mercato et Ciryl Rool, le PSG finit 15ème.
- Colony Capital vend sa participation dans le PSG aux Boulogne Boys pour 1 000 €.
- Alain Cayzac renouvelle toute sa confiance à Ricardo et déclare dans la presse que la saison prochaine sera "une saison de transition" dans le cadre de son projet de refaire du PSG un grand club français.
- Digard, Bourillon, Luyindula et Camara sont transférés. Sakho, N'gog et Ngoyi sont prêtés à des clubs de L2.

Bon courage, quand même, Paul et bonne chance. Au fait, Guy Lacombe et Laurent Fournier sont toujours en attente d'un club, à notre connaissance.

jeudi 22 novembre 2007

Gols et Goals

Kiev : une équipe de France assez tranquille, avec un Thierry Henry trop classe, ramène un point face à l'Ukraine (2 - 2) démontrant ainsi à tous les écosso-pleureurs que les bleus n'ont pas volé leur place dans un lieu de villégiature alpin l'été prochain.

Londres : l'Angleterre est terrassée par le monstre Croate (2-3) et restera tranquillement dans les lofts de Chelsea ou les Mc Mansion de L.A, c'est selon.

Pourtant, ces 2 matches qui ont montré un croisement de destins intéressant entre France /Angleterre et Football / Rugby, (ce qui prouve que notre XV devra intégrer plus de guadeloupéens s'il veut atteindre une finale de Coupe du Monde), a surtout mis en évidence un phénomène étonnant : la difficulté pour les nouveaux gardiens de s'imposer au sein d'une sélection nationale. Ces 2 matches, avec des conséquences bien différentes pour les 2 équipes ont en effet éclairé d'un jour original l'un des principes chers à footballistico (et à Pablo Correa), celui de la stabilité.

En titularisant Frey, à la place de Landreau, notre Raymond récompensait un gardien qui piaffe depuis des années à la porte de l'équipe de France et que tous les supporters transalpins mettent quasiment à égalité avec Buffon, et punissait un Landreau, un peu en dedans face à l'Ecosse et au Maroc.

Le résultat n'a pas été très probant, et Frey invoquait un projecteur pour expliquer sa bourde sur une tête de Chevchenko. Qu'importe, l'Equipe de France était déjà qualifiée et on se quitte ainsi bons amis avec les Ukrainiens. Coupet est ainsi dans un fauteuil, et sauf nouvelle blessure, devrait sans trop de souci s'installer comme portier indiscutable de l'équipe de France.

La problématique de Steve Mc Laren était un peu différente. Il avait à sa disposition "Calamity" (de son vrai prénom David) James ou Paul Robinson, pour lequel toutes les ressources de l'Ouest en surnoms potentiels ne suffisent pas et, donc, Scott Carson. Le premier étant définitivement grillé par son historique effrayant, le second avait raté totalement le match aller face à la Croatie, encaissant un but de cauchemar sur une passe en retrait. Bref, les anglais se sont retrouvés dans un match couperet à faire peur, avec un jeune gardien de 22 ans, qui n'avait comme seul fait d'armes en Equipe Première qu'un match amical face à l'Autriche et à qui son jeune âge donnait l'insigne privilège de ne pas avoir fait de gaffes dans les cages. Voilà qui est fait.

Même affligé par le niveau de ses aînés, Mc Laren aurait dû savoir qu'un match international couperet pour un gardien est une mauvaise manière de commencer en équipe nationale. Outre le simple fait d'être ému par les circonstances (Wembley, les hymnes, etc), Carson n'avait absolument pas eu le temps de se coordonner avec sa défense, de connaître ses points forts et ses faiblesses. Plus grave, au niveau international, tout va plus vite, plus haut et plus fort et un grand gardien de club peut très bien se retrouver minable dans son équipe nationale, surtout quand les joueurs en face sont pour lui de parfaits anonymes, avec des noms bizarres. Carson s'est donc retrouvé face à une triple inconnue, sa défense, les attaquants adverses et l'environnement du match. Même pour Mandada, cela aurait été dur, alors, pour un gardien moyen de Premier League, à qui on a préféré Charles Itandje comme doublure de Pepe Reina...

On le voit, même pour le poste le plus individuel du foot, des joueurs excellents (Landreau, Frey en sont) doivent appréhender l'environnement et leurs équipiers avant de faire des étincelles. Vive Coupet ! (c'est rare, ça).

mardi 8 mai 2007

35ème journée : gaffes, bévues et boulettes.

Si Footballistico s’est souvent fait l’écho de l’excellence du niveau des gardiens en France (comparée à la Premier League) et de la relative qualité défensive du championnat, alors la 35ème journée donnera des raisons de désespérer du niveau de la Ligue 1 dans ce secteur du jeu :
- Landreau (PSG), reprend à la main une passe d’Armand dans sa surface. Coup franc indirect à 3 mètres de la cage parisienne, occasion que Juninho ratera avant de se rattraper quelques minutes plus tard.
- Lloris (Nice) : un centre anticipé et PAF, but de Fortuné grâce à une belle frappe au premier poteau. La soirée sera cauchemardesque pour le gardien niçois, qui voit un penalty lui passer sous le ventre et un tir détourné mourir dans sa cage. Grégorinisation avancée du jeune portier Niçois ?
- Chelle (V.A) : A la lutte avec Le Tallec, le défenseur valenciennois lobe superbement son gardien, Penneteau, avancé
- Regnault (Sedan) : se couche bizarrement sur une frappe déjà basse de Taïder afin de passer en dessous du ballon. But.
- Dabo (Saint-Etienne) : Belle relance dans les pieds de Mirallas. Le tir du joueur lillois est légèrement contré et finit sa course dans le petit filet de Janot.
- Remi Riou (Lorient) : Frappe de Noro sur le gardien. Celui-ci ferme ses mains après le passage du ballon, qu’il détourne pourtant suffisamment pour éviter que sa tête ne le repousse. But pour Sedan.

Sinon, la soirée a connu un nombre de lobs impressionnants (Moussilou, Pujol, Chelle/LeTallec, …) qui confirme que ce geste, rare encore il y a quelques années, est devenu le favori des attaquants qui y voient un bon moyen de franchir des gardiens de plus en plus rapide et de plus en plus adroits dans les duels.

Mais revenons à notre sujet principal, l’accumulation de bêtises chez des joueurs pourtant avares en la matière (Landreau, Lloris, Riou, …). Bien sûr, la fameuse « toile » fait partie de l’imaginaire footballistique : les vidéos d’un gardien se vautrant dans les cages en accompagnant le ballon fait toujours bien rire et s’interroger sur la vanité des schémas tactiques mis en place par les techniciens. En général, on en a une ou 2 par soirée (au moins en France) et là, d’un coup, paf. Au-delà de la fameuse loi des probabilités (le même phénomène qui rend muet les attaquants pendant toute une journée de L1), il y a aussi le "stress". Pas forcément le stress du classement mais surtout celui des transferts qui approche à grand pas et la volonté de faire une grosse impression à de futurs recruteurs. C’est ainsi que le fonctionnement du foot et l’argent qui y circule ne trouble pas seulement l’été des agents et des dirigeants mais également l’hiver et le printemps des clubs de L1. On avait déjà vu des joueurs se mettant quasiment en grève début décembre ou début juin pour forcer un transfert, des étés occupés par des crises psychologiques, des enchères faites pour ruiner des clubs concurrents, des blessures diplomatiques. Voici venu le temps du stress, des matches ratés et…des compositions d’équipe qui tiennent compte de ces nouveaux facteurs. Franchement, nous n’aimerions pas être à la place de Frédéric Antonetti ou Antoine Kombouaré qui doivent maintenir leur club face aux appétits de poursuivants tout en alignant la meilleure équipe en fonction des critères forme/talent/opposant classiques tout en tenant compte des volets psychologiques susmentionnés. On pardonne F. Antonetti pour ne pas y arriver, visiblement, et d’aider ainsi à maintenir le suspense en offrant une bribe d’espoir à Troyes et Sedan. Il est vrai que personne ne s’intéresse à Pujol (ce qui intrinsèquement est une erreur) ou à Lachuer, ce qui pourrait fausser la fin du championnat en faveur de Troyes et de Sedan.

Comme quoi, le capitalisme a du bon.

Aristotelicien

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