28 / 06 / 1914, l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand servait de prétexte au déclenchement des hostilités de la première guerre mondiale
7 / 09 / 2010, l'équipe de France a déclaré que le match serait un "combat physique". Remisé au placard les ambitions de beau jeu (?) et place à la muraille. Face à une Bosnie en treillis, donc (ce qui est plutôt surprenant au vu des dipositions plutôt techniques de l'équipe de Safet Susic), Laurent Blanc s'apprêterait à reconstruire la ligne Maginot et à réinstaurer un bon vieux 4-5-1.
Attention, hein, pas le 4-5-1 à l'allemande, estampillé World Cup 2010, fluide et fait de projections rapides vers l'avant. Non, un 4-5-1 bien replié avec 3 milieux à vocation plutôt défensive (Diarra, M'Vila et Diaby) et un attaquant isolé (Benzema), capable, comme à sa grande époque Lyonnaise, de tuer le match avec des miettes.
Au delà de l'aveu d'impuissance que constitue le fait de calquer son dispositif sur le jeu présumé de la 57éme nation mondiale à l'indice FIFA (entre Pologne et Équateur), Footballistico discerne plusieurs raisons d'émettre de sérieux doutes sur la pertinence du dispositif. Les voici en vrac :
- en attaque, l'équipe de France n'aura pas de milieu central à vocation offensive, seul capable d'orienter le jeu dans ce 4-5-1 (Sneijder, Ozil, Gourcuff à Bordeaux).
- l'autre option offensive, les côtés, n'a pas validé toute son efficacité dans l'affrontement avec la Biélorussie. Il est à craindre que Clichy - Malouda + Sagna - Valbuena) ne fassent pas des miracles, qui plus est sans milieu relais capable de développer un jeu en triangle
- la dernière option devant (balancer loin sur Benzema) pourrait fonctionner avec un Milito ou un Drogba mais apparaît risquée avec un joueur qui n'a pas encore fait 90 minutes avec son club cette saison.
- défensivement, il est peu probable que le centre de l'EdF soit menacé. Les bosniaques devraient donc insister sur les côtés où il est possible que sur le côté gauche de la défense (aucun milieu défensif ne joue à ce poste), les opportunités se créent.
- mais la Bosnie jouant plutôt en 4-4-2 diamant (avec Ibisevic et Dzeko en pointe), il est cependant peu probable qu'ils utilisent cette option. Avantage, donc, du système Blanc 2.0, les français devraient avoir la possession du ballon, sans en faire grand chose et Pjanic et consort buter sur notre barrière défensive.
Pronostic de Footballistico : une belle empoignade au milieu du terrain avec un 0-0, qui n'arrangera personne.
Footballistico
lundi 6 septembre 2010
vendredi 3 septembre 2010
EdF : c'est grave, docteur Footballistico ?
En un mot, oui, c'est grave.Cela semble incroyable, mais il y a 12 ans, l'EdF gagnait une compétition modeste (le coupe du monde) dans cette même enceinte, où elle a perdu, ce soir, face aux cadors biélorusses (0-1).
On peut penser ce que l'on veut de Domenech mais les problèmes semblent dépasser le seul sélectionneur. Ils sont d'ordre mental, individuel et tactique. C'est sur ce dernier point que notre équipe basera sa chronique puisque c'est sa spécialité même si ce type d'analyse ne peut évidemment pas tout expliquer.
Comme prévu par Footballistico, les bleus commençaient en 4-4-2. La seule surprise était la titularisation de M'Vila en lieu et place de Diarra en sentinelle devant la défense. Le problème c'est que jamais l'EdF n'a réellement joué dans ce dispositif, à cause du rôle étrange de Jérémy Menez. Au début, Menez a joué plutôt entre milieu avancé centre et droit. Ceci voulait dire que Bakary Sagna était tout seul en défense côté droit et, logiquement , les Biélorusses poussaient et avaient leurs premières incursions de ce côté-ci. Les co-équipiers de Hleb jouaient en 4-5-1 de façon assez défensive mais équilibrée. En conséquence, Rémy et Hoarau ne parvenaient pas à se trouver, privés d'espace par cette défense asse basse. Conscient du problème défensif, Laurent Blanc passait ensuite à un 4-3-3, en faisant coulisser Rémy à droite.Ce ne fut qu'un pis-aller, Rémy étant peu à l'aise dans ce rôle très excentré, tant offensivement que défensivement.Sagna ne délivra qu'un seul centre alors que ce type d'exercice semblait mettre la défense Biélorusse au supplice et tous les corners furent obtenus côté gauche. La sortie de Rémy, remplacé par Valbuena peu après la demi-heure de jeu stabilisait la défense côté droit. Menez de son côté, jouait son rôle d'électron libre, majoritairement du côté gauche où ça jouait mieux mais où les Biélorusses pouvaient masser les défenseurs. Les français furent dangereux une fois sur corner (Rémy) et une fois sur un ballon gratté au milieu de terrain, par Malouda.
On aurait pu penser qu'en seconde mi-temps, les biélorusses allaient baisser pavillon physiquement et que des ouvertures allaient se créer. En fait les français demeuraient avec les mêmes problèmes. Malouda repiquait souvent à l'intérieur mais Clichy s'avérait incapable de prendre l'espace ainsi libéré. Menez, évoluait de droite de gauche mais le romain s'avérait peu à l'aise dans ce rôle improvisé de meneur de jeu. Les français rebasculaient en 4-4-2 avec l'entrée de Saha (vite remplacé par Gameiro). C'est à peu près à ce moment où les français pouvaient compter sur leur fraîcheur physique pour s'imposer enfin, qu'en libérant une place au milieu du terrain, ils permettaient aux biélorusses de reprendre le contrôle du ballon, qu'ils allaient utiliser de la meilleure des façons, sur un très beau centre en retrait.
En seconde mi-temps, les français allaient avoir en tout et pour tout 3 occasions, une balle récupérée par M'Vila, un ballon en cloche de Valbuena et un ultime tir de Gameiro, sur corner.Trop peu, trop tard.
Conclusion : un match horrible à tous les points de vue. L'équipe de France a failli tactiquement, individuellement et mentalement. En termes d'organisation, les bleus n'ont jamais trouvé ni profondeur (balles par-dessus la défense, diagonales), ni largeur. Certes, les excuses sont nombreuses (absences conjuguée de certains "leaders") mais il semble que le mal soit vraiment profond. Il ne suffit pas de chanter la Marseillaise pour retrouver les accents de 98.
Footballistico
dimanche 29 août 2010
EdF : quel dispositif pour affronter Biélorussie et Bosnie ?
Derrière les débats sur le faible nombre de joueurs du mondial (9) retenus dans les 21 de Laurent Blanc ou l'absence de Toulalan, ce cache la vraie question : comment va jouer l'équipe de France.
La question mérite d'être posée car Laurent Blanc n'a pas livré beaucoup d'éléments en Norvège (4-4-2 diamant puis 4-5-1 avant de revenir en 4-4-2). En outre, il doit composer avec un groupe encore en phase de reprise (pour les italiens et les espagnols) et, surtout, privé de la seule certitude que l'on connaisse sur le sélectionneur, son goût pour un meneur axial (absences de Gourcuff, Nasri et même si c'est moins évident, Ribery). On connaît aussi la répugnance de Blanc à employer un de ses joueurs à contre-emploi par rapport à sa place en club.
En théorie, donc, le sélectionneur dispose de 2 systèmes possibles, un 4-4-2 "à plat" et un 4-3-3. Quels sont les avantages et inconvénients de ces 2 systèmes avec les hommes dont nous disposons ?
4-4-2 : Devant Lloris, on aurait donc un "back four" quasi sûr avec Sagna-Mexes-Rami-Clichy. Alou Diarra (ou M'Vila) devant la défense avec Diaby un peu plus avancé, Malouda à gauche, Menez à droite. Devant, Hoarau servirait donc de grand pivot autour duquel tournerait un inconnu puisque Blanc aura le choix entre l'inexpérimenté Gameiro ou des joueurs manquant singulièrement de rythme (Remy après ses ses aventures cardio-marseillaises et Benzema,Louis Saha, seulement 2 matches). Comme d'habitude, le problème avec ce type de dispositif est que face à une formation en 4-5-1 vous êtes dominé au milieu de terrain à moins de demander à l'un des attaquants de marquer le 6 adverse dans les phases défensives mais, a priori, aucun des 5 attaquants n'est paré pour ce type de jeu. Le but, donc, ressortir vite par les ailes mais ici les synergies entre défenseur latéral et ailier est essentielle et rien de ne dit qu'elle fonctionnera entre Clichy (n'est pas A.Cole qui veut) / Malouda et Sagna / Menez. L'autre possibilité consiste, en phase offensive à demander à Mexes de monter (comme il le fait à Rome) pour créer le surnombre au milieu au milieu, quitte à laisser un latéral aider Rami.En outre, avec Diaby, le jeu offensif devrait pencher à droite, vers Menez, donc.
4-3-3 : A priori, c'est le système le moins probable, car sinon, on se demande pourquoi Blanc aurait sélectionné 5 attaquants mais il peut très bien l'utiliser pour un seul match ou un bout de match. Ce dispositif peut néanmoins être intéressant car il possède l'avantage de stabiliser le milieu. Étonnamment, le casting varie assez peu. La défense reste la même, Malouda / Menez demeurent dans les couloirs en position un peu plus avancée avec Hoarau devant. Diarra est le milieu reculé, Diaby devrait glisser à droite. A gauche, ca se complique car aucun milieu ne joue à ce poste en club. Une possibilité : faire jouer Diarra au centre, M'Vila à gauche et Diaby à droite. Cela présente un avantage, l'équipe peut aisément (un changement, l'attaquant pour M'Vila) passer d'un système à l'autre.Outre le stabilisation du milieu,ce système offre de la largeur devant même si encore une fois il manque un milieu gauche. Il permet de remonter vite sur les côtés et de bloquer les latéraux adverses même si l'avant-centre peut se trouver isolé.Dans ce cas, toutefois, Hoarau est suffisament intelligent pour développer à gauche ou à droite un jeu en triange intéressant avec son ailier et son milieu gauche / droit.
Conclusion : Laurent Blanc devrait démarrer le 1er match en 4-4-2, "à plat". Seul le nom du second attaquant semble ouvert avec peut être un débat sur le milieu le plus reculé (M'Vila ou Diarra).Mais comme on le sait, ce dispositif, qui possède le mérite de placer 2 menaces permanentes face à la défense adverse peut priver l'équipe de ballons et l'empêcher de construire, surtout dans une équipe où la complémentarité milieu offensif / arrière latéral reste à prouver.
Footballistico
La question mérite d'être posée car Laurent Blanc n'a pas livré beaucoup d'éléments en Norvège (4-4-2 diamant puis 4-5-1 avant de revenir en 4-4-2). En outre, il doit composer avec un groupe encore en phase de reprise (pour les italiens et les espagnols) et, surtout, privé de la seule certitude que l'on connaisse sur le sélectionneur, son goût pour un meneur axial (absences de Gourcuff, Nasri et même si c'est moins évident, Ribery). On connaît aussi la répugnance de Blanc à employer un de ses joueurs à contre-emploi par rapport à sa place en club.
En théorie, donc, le sélectionneur dispose de 2 systèmes possibles, un 4-4-2 "à plat" et un 4-3-3. Quels sont les avantages et inconvénients de ces 2 systèmes avec les hommes dont nous disposons ?
4-4-2 : Devant Lloris, on aurait donc un "back four" quasi sûr avec Sagna-Mexes-Rami-Clichy. Alou Diarra (ou M'Vila) devant la défense avec Diaby un peu plus avancé, Malouda à gauche, Menez à droite. Devant, Hoarau servirait donc de grand pivot autour duquel tournerait un inconnu puisque Blanc aura le choix entre l'inexpérimenté Gameiro ou des joueurs manquant singulièrement de rythme (Remy après ses ses aventures cardio-marseillaises et Benzema,Louis Saha, seulement 2 matches). Comme d'habitude, le problème avec ce type de dispositif est que face à une formation en 4-5-1 vous êtes dominé au milieu de terrain à moins de demander à l'un des attaquants de marquer le 6 adverse dans les phases défensives mais, a priori, aucun des 5 attaquants n'est paré pour ce type de jeu. Le but, donc, ressortir vite par les ailes mais ici les synergies entre défenseur latéral et ailier est essentielle et rien de ne dit qu'elle fonctionnera entre Clichy (n'est pas A.Cole qui veut) / Malouda et Sagna / Menez. L'autre possibilité consiste, en phase offensive à demander à Mexes de monter (comme il le fait à Rome) pour créer le surnombre au milieu au milieu, quitte à laisser un latéral aider Rami.En outre, avec Diaby, le jeu offensif devrait pencher à droite, vers Menez, donc.
4-3-3 : A priori, c'est le système le moins probable, car sinon, on se demande pourquoi Blanc aurait sélectionné 5 attaquants mais il peut très bien l'utiliser pour un seul match ou un bout de match. Ce dispositif peut néanmoins être intéressant car il possède l'avantage de stabiliser le milieu. Étonnamment, le casting varie assez peu. La défense reste la même, Malouda / Menez demeurent dans les couloirs en position un peu plus avancée avec Hoarau devant. Diarra est le milieu reculé, Diaby devrait glisser à droite. A gauche, ca se complique car aucun milieu ne joue à ce poste en club. Une possibilité : faire jouer Diarra au centre, M'Vila à gauche et Diaby à droite. Cela présente un avantage, l'équipe peut aisément (un changement, l'attaquant pour M'Vila) passer d'un système à l'autre.Outre le stabilisation du milieu,ce système offre de la largeur devant même si encore une fois il manque un milieu gauche. Il permet de remonter vite sur les côtés et de bloquer les latéraux adverses même si l'avant-centre peut se trouver isolé.Dans ce cas, toutefois, Hoarau est suffisament intelligent pour développer à gauche ou à droite un jeu en triange intéressant avec son ailier et son milieu gauche / droit.
Conclusion : Laurent Blanc devrait démarrer le 1er match en 4-4-2, "à plat". Seul le nom du second attaquant semble ouvert avec peut être un débat sur le milieu le plus reculé (M'Vila ou Diarra).Mais comme on le sait, ce dispositif, qui possède le mérite de placer 2 menaces permanentes face à la défense adverse peut priver l'équipe de ballons et l'empêcher de construire, surtout dans une équipe où la complémentarité milieu offensif / arrière latéral reste à prouver.
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