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samedi 2 juin 2012

EdF : les premières certitudes de Laurent Blanc

Le 11 de départ face à l'Angleterre ?
Que peut-on dire à l'issue du deuxième match de l'équipe de France, disputé Jeudi face à la Serbie ? Quelles différences peut-on tirer du premier match face à l'Islande ?

Depuis sa prise de fonction, l'entraîneur français cherche à façonner une équipe qui pratique une jeu de possession, un peu à l'espagnole, en privilégiant des joueurs techniques par rapport à la puissance physique. D'où son attachement à certains joueurs, Ben Arfa, Gourcuff, Nasri, que certains vouent aux gémonies depuis des années.

Malheureusement, on ne change pas les mentalités (et la formation) d'une équipe comme cela. Et l'équipe de France est demeurée telle qu'elle est depuis Jacquet : une équipe puissante, possédant 1 ou 2 très bons joueurs capables d'arracher la décision. L'équipe de France offre ainsi le paradoxe d'avoir épinglé de grandes nations à son palmarès (Angleterre, Brésil, Allemagne) ainsi que des équipes joueuses (le match référence de l’ère Blanc, la rencontre gagnée 0 - 2 à Sarajevo face à la Bosnie) mais d'être impuissante face à des terreurs comme la Biélorussie.

C'est à cette aune qu'on peut interpréter France - Islande, selon nous. Comme la volonté du coach de teste "quelque chose" face à une équipe plutôt médiocre, pratiquant le contre et assez physique. Un 4 - 2 - 3 - 1 très technique, avec 2 milieux reculés ne répondant pas au canon de la sentinelle (Gourcuff et Cabaye), situé derrière une ligne offensive très rapide (Ménez, Ben Arfa, Nasri).

A l'arrivée, l'initiative est apparue peu concluante, le milieu ne protégeait pas assez la défense (pas toujours irréprochable, il est vrai) et face à des islandais rapidement regroupés, la rapidité n'a pas suffi. En fait, devant, le problème se nomme toujours Nasri : le mancunien fait partie des joueurs plutôt décevants en EdF (à l'image de Ribéry et d'Evra). Surtout, il a énormément de difficultés à se positionner en N°10 capable d'organiser le jeu offensif. Il joue souvent trop reculé pour servir d'appui à Benzema et ne dérive pas assez sur les côtés pour se défaire des marquages adverses. Surtout, même s'il demeure un très bon joueur, il ne possède pas la vista d'un Silva pour cette position.

La fin du match, a plutôt mis en évidence les remplaçants : Ribéry, Valbuena, Giroud, ... Tous ont pris un malin plaisir à compliquer le choix de l'entraîneur.

Face à la Serbie, une équipe, a priori, plus technique et redoutable, Lolo avait choisi son fameux 4 - 3 - 3. Ce dispositif possède plusieurs avantages pour l'équipe :

- il permet d'éviter le problème du N°10, lorsque, clairement, on a à sa disposition plutôt des joueurs de couloir.
- il peut basculer assez facilement entre un dispositif défensif et offensif (les 2 milieux latéraux, Malouda et Cabaye, prenant une position plus ou moins avancée, en fonction des besoins du moment).
- il offre la possibilité de titulariser Malouda ET Ribéry, ce qui permet de semer la terreur à gauche (avec l'appui de Clichy).

Le match a démontré ces qualités :

- le 1er but bleu est venu de la gauche, ainsi que l'énorme occasion de Benzema 4 minutes plus tard,
- le 2d est venu d'un pressing sur la relance serbe et s'est conclu à gauche.

L'équipe a reculé en seconde mi-temps sans trop trembler.

Nous parions sur ce dispositif face à l'Angleterre en ouverture de l'Euro.

Footabllistico.

Il est vraisemblable que Laurent Blanc ait été favorablement impressionné par la prestation de son onze même si les Serbes ont facilité la vie des bleus en se montrant assez peu incisifs en seconde période, alors que les bleus leur laissaient la balle.

Alors, dans une période où l'EdF a tant besoin de certitudes, il est vraisemblable que Laurent Blanc s'accroche à ce 4-3-3 et que le dernier match de préparation, face à l'Estonie, ne soit qu'une

lundi 6 juin 2011

EdF : échec à Minsk

Presque un an après la prise de fonction de Laurent Blanc, on n'a toujours pas identifié ni le style de jeu, ni le niveau réel des bleus. Capables de battre l'Angleterre et le Brésil mais pas la Biélorussie.

A Minsk, les bleus ont été un peu ballotés par une équipe de Biélorussie, certes en pleine forme physique (le championnat local a repris depuis 3 mois), mais tout de même limitée techniquement.

L'EdF se présentait en 4 - 2 - 3 - 1 assez défensif, avec Diarra devant la défense Diaby à gauche et Nasri au milieu. Rami faisait équipe avec Mamadou Sakho, en lieu et place de Mexès. Laurent Blanc avait choisi d'intervertir ses 2 ailiers, Malouda à droite, Ribéry à gauche. Jamais les bleus ne trouvèrent la bonne carburation offensive, sous le fait de 4 phénomènes :
- l'absence de Philippe Mexès. Le Romain est la première rampe de lancement et ses passes précises sont un élément du jeu offensif français en alternant jeu court et jeu long. Au PSG, Sakho a l'habitude de relancer sur un gars, Claude Makélélé. On a donc vu les tricolores jouer à la baballe avec Hugo Lloris. Les bleus ont même insisté dans la construction de loin, avant que Lloris décide de relancer loin, comme à regret ce qui semblait pourtant logique.
- les ailiers inversés n'ont pas très bien fonctionné même si l'on peut argumenter légitimement que c'est ce positionnement qui a permis le but tricolore. D'une part, Malouda  est sans doute plus inoffensif à droit.. En outre, il est coupé de son complice traditionnel, Eric Abidal.  De l'autre côté, Ribéry a déçu, sans que l'on puisse réellement attribuer sa prestation médiocre à un facteur particulier.
- le pressing biélorusse. Les locaux ont remarquablement su bloquer les offensives bleues, grâce à un pressing opéré par 5 joueurs. L'un d'entre eux bloquait un défenseur central, 2 Diarra et Diaby, les 2 derniers les latéraux. Dès lors, l'EdF a eu l'air coupée en 2. Elle a oscillé dans les faits entre un 4 - 3 - 3 et un 4- 2 - 3 -1 qui n'a jamais fonctionné. A tel point que Nasri est redescendu progressivement pour venir chercher les ballons et orienter le jeu.

En seconde mi-temps, le pressing Biélorusse s'est progressivement relâché et les bleus ont pu commencer à dominer la possession de balle. Sans toutefois inquiéter énormément la cage de Veremko.

Seul Benzema a tenté de changer la face du match. L'entrée de Rémy à la place d'Abou Diaby n'allait pas inverser la tendance : le marseillais est particulièrement fort dans l'espace et de l'espace en fin de match, il n'y en avait plus.

Conclusion : un match à oublier. Qu'aurait entendu Raymond Domenech après une telle production ? Ici, les commentateurs préfèrent s'acharner sur certains joueurs jugés décevants (Ribéry, Diarra). Pourtant, ce qui est frappant, c'est le manque de réaction de Laurent Blanc sur son banc. Si le coach français s'en prenait au niveau physique de ses joueurs, alors, il aurait sans doute dû effectuer ses 3 remplacements, s'il pensait à un problème de système, alors, il aurait dû modifier celui-ci dès la mi-temps.

Notons qu'en termes de choix de joueurs, Laurent Blanc n'a pas fait trop d'erreurs : selon whoscored.com, Malouda possède la seconde note de Chelsea, Ribery itou au Bayern. Globalement, tous les joueurs de l'EdF de Vendredi soir possèdent des notes comprises entre 6,9 (très bien) et 7,7 (excellent), sauf A. Diarra et et Adil Rami. Laurent Blanc ne s'est donc pas trompé dans sa sélection. Il faudra faire avec ceux-là. A moins que demain, Marvin Martin...

mardi 29 mars 2011

EdF: retour vers le futur

Que conclure des 2 matches de l'EdF, version "retour des bannis" ? (Luxembourg - France et France - Croatie, ce soir)

Tout d'abord, bannis ou pas, Laurent Blanc a fixé la "colonne vertébrale" de l'équipe de France. Quel que soit l'adversaire, quel que soit le système, 5 ou 6 joueurs sont toujours présents et jouent à un poste attitré, les autres tournent autour :

- Lloris dans les buts,
- Mexes et Rami au centre : la priorité de Blanc après l'AfSud était de stabiliser la défense centrale : pari réussi. On peut aussi ajouter Sagna à droite même s'il semble s'agir en l'occurrence plus d'un choix par défaut que d'une véritable conviction du sélectionneur,
- M'Vila devant la défense. Dans certains systèmes, à 2 devant la défense, M'Vila peut partager ce rôle avec Diarra mais il est toujours présent en situation de premier relanceur,
- Benzema devant : qui d'autre ?
- Malouda à gauche, son rôle évoluant légèrement dans les différents dispositifs (4-3-3, 4- 2-3-1, 4-4-2) mais lui aussi il est toujours titulaire..

On peut dire ce que l'on veut de Blanc mais il a choisi ses hommes (des maudits de l'ère Domenech, des ptits nouveaux, des anciens) et il s'y tient. En outre, on peut peut dire qu'avec Mexés et M'Vila, le président a choisi une rampe de lancement très technique capable d'orienter le jeu depuis très bas (à la Piqué / Busquets, si l'on veut).

En revanche, les autres postes subissent une rotation infernale et c'est là que le bât blesse car de fait c'est toute l'animation offensive des bleus qui est en chantier.

1°) Le côté gauche. Laurent Blanc, nostalgique de 2006, a voulu reconstituer le flanc gauche de l'EdF : Abidal / Malouda mais la maladie du barcelonais met ce plan à terre, au moins pour un temps.
Alors, Clichy ou Evra ? Aucun des 2 n'a été très convaincant, sans jamais démériter pour Clichy. Quant à Malouda, il est toujours un peu emprunté en bleu. Et le danger vient rarement de ce côté.

2°) Le dispositif : Laurent Blanc fait évoluer sa tactique au gré des matches, 4 - 4 - 2 (en perte de vitesse, depuis la Biélorussie), 4 - 3 - 3, version défensive, 4 - 3 - 3 plus offensif (avec Gourcuff) et 4 - 2 - 3 - 1 (face au Brésil). Notons que c'est plutôt une caractéristique des équipes faibles de faire évoluer leur dispositif en fonction de l'adversaire. La composition change aussi très souvent (il est vrai que Blanc a dû se dépatouiller avec les blessures et les suspensions), pas moins de 10 joueurs ont occupé les postes offensifs en plus de Benzema et Malouda (Gourcuff, Nasri, Menez, Valbuena, Remy, Hoarau, Gameiro, Ben Arfa, Ribéry et Payet). C'est clair, on se cherche et si certains joueurs ont des passages intéressants (Menez, Nasri), aucun ne s'est encore imposé même si Gourcuff jouit d'une cote d'amour forte auprès du sélectionneur.

3°) L'animation offensive : corollaire du point précédent, le jeu d'attaque a du mal à se poser. Ni réellement via le centre (avec un jeu de passes courtes et rapides), ni par les côtés, ni en plongeant avec des passes en profondeur.

L'EdF a marqué souvent soit en s'imposant physiquement en fin de match (Bosnie, Roumanie), soit sur des faits de jeu isolés (éclair de Ben Arfa face à la Norvège, expulsion d'Hernanès)


Blanc a un an pour trouver : la défaite ridicule de la Biélorussie en Albanie offre un matelas de 4 points aux français qui pourrait suffire, sauf catastrophe de grande ampleur, à se rendre en PolUkraine (à moins qu'il ne s'agisse d'Ukrogne). Mais en 2012, les approximations ne suffiront plus face à l'Espagne ou l'Allemagne.

Ceci dit, il suffira peut-être de passer le ballon à Benzema. Pendant des années, la France a eu des milieux offensifs géniaux et des attaquants oubliés (Lacombe, Guivarc'h, Bravo, Six, Bellone). Cela ne l'a pas empêché de gagner des titres. On peut envisager que la situation inverse fonctionne également. (Qu'entends-je : comme dans les années 90 : Papin ,Cantona).

Footballistico

vendredi 3 septembre 2010

EdF : c'est grave, docteur Footballistico ?

En un mot, oui, c'est grave.

Cela semble incroyable, mais il y a 12 ans, l'EdF gagnait une compétition modeste (le coupe du monde) dans cette même enceinte, où elle a perdu, ce soir, face aux cadors biélorusses (0-1).

On peut penser ce que l'on veut de Domenech mais les problèmes semblent dépasser le seul sélectionneur. Ils sont d'ordre mental, individuel et tactique. C'est sur ce dernier point que notre équipe basera sa chronique puisque c'est sa spécialité même si ce type d'analyse ne peut évidemment pas tout expliquer.

Comme prévu par Footballistico, les bleus commençaient en 4-4-2. La seule surprise était la titularisation de M'Vila en lieu et place de Diarra en sentinelle devant la défense. Le problème c'est que jamais l'EdF n'a réellement joué dans ce dispositif, à cause du rôle étrange de Jérémy Menez. Au début, Menez a joué plutôt entre milieu avancé centre et droit. Ceci voulait dire que Bakary Sagna était tout seul en défense côté droit et, logiquement , les Biélorusses poussaient et avaient leurs premières incursions de ce côté-ci. Les co-équipiers de Hleb jouaient en 4-5-1 de façon assez défensive mais équilibrée. En conséquence, Rémy et Hoarau ne parvenaient pas à se trouver, privés d'espace par cette défense asse basse. Conscient du problème défensif, Laurent Blanc passait ensuite à un 4-3-3, en faisant coulisser Rémy à droite.Ce ne fut qu'un pis-aller, Rémy étant peu à l'aise dans ce rôle très excentré, tant offensivement que défensivement.Sagna ne délivra qu'un seul centre alors que ce type d'exercice semblait mettre la défense Biélorusse au supplice et tous les corners furent obtenus côté gauche. La sortie de Rémy, remplacé par Valbuena peu après la demi-heure de jeu stabilisait la défense côté droit. Menez de son côté, jouait son rôle d'électron libre, majoritairement du côté gauche où ça jouait mieux mais où les Biélorusses pouvaient masser les défenseurs. Les français furent dangereux une fois sur corner (Rémy) et une fois sur un ballon gratté au milieu de terrain, par Malouda.

On aurait pu penser qu'en seconde mi-temps, les biélorusses allaient baisser pavillon physiquement et que des ouvertures allaient se créer. En fait les français demeuraient avec les mêmes problèmes. Malouda repiquait souvent à l'intérieur mais Clichy s'avérait incapable de prendre l'espace ainsi libéré. Menez, évoluait de droite de gauche mais le romain s'avérait peu à l'aise dans ce rôle improvisé de meneur de jeu. Les français rebasculaient en 4-4-2 avec l'entrée de Saha (vite remplacé par Gameiro). C'est à peu près à ce moment où les français pouvaient compter sur leur fraîcheur physique pour s'imposer enfin, qu'en libérant une place au milieu du terrain, ils permettaient aux biélorusses de reprendre le contrôle du ballon, qu'ils allaient utiliser de la meilleure des façons, sur un très beau centre en retrait.

En seconde mi-temps, les français allaient avoir en tout et pour tout 3 occasions, une balle récupérée par M'Vila, un ballon en cloche de Valbuena et un ultime tir de Gameiro, sur corner.Trop peu, trop tard.

Conclusion : un match horrible à tous les points de vue. L'équipe de France a failli tactiquement, individuellement et mentalement. En termes d'organisation, les bleus n'ont jamais trouvé ni profondeur (balles par-dessus la défense, diagonales), ni largeur. Certes, les excuses sont nombreuses (absences conjuguée de certains "leaders") mais il semble que le mal soit vraiment profond. Il ne suffit pas de chanter la Marseillaise pour retrouver les accents de 98.

Footballistico

samedi 29 mai 2010

EdF : moins de putes, plus de buts ?

C'est entendu, l'équipe de France est un ramassis de lavasses trop payées, tricheuses, immorales de surcroît, commandées par un sélectionneur attardé mental, illuminé et de plus critiqué par TOUT France 98. De quoi désespérer. De toute façon, son successeur, un VRAI bon entraîneur est déjà nommé. Circulez y aura rien à voir.

Nous allons donc faire un mondial difficile à vivre pour l'ego national. D'ailleurs, peu de français y vont en Afrique du Sud et une marque d'électro-ménager se paye donc le luxe d'offrir la télé si l'équipe de France remporte le trophée. L'assurance couvrant ladite société a coûté 1 € par poste vendu. Tu parles d'une promo...

Pourtant, à l'issue du match France - Costa-Rica, anticipant un mouvement médiatique optimiste suite à la performance du duo Malouda - Ribery, Footballistico a voulu prendre les devants en dégottant quelques raisons d'espérer dans cette marée noire de pessimisme. Les voici.

1°)  Les pronostiqueurs se trompent toujours.

Remember 1998 (Et on joue à 13 ?). Tout le monde s'acharnait sur la bande à Jacquet. En 2002, on se désolait d'avoir des équipes trop faibles au premier tour qui empêcheraient l'EdF de se mettre en jambe avant d'affronter les vrais cadors. En 2006, re-belote. Gros doutes sur la bande montée par Domenech jusqu'en huitième où TOUT LE MONDE la voyait chuter face à l'Espagne. Bref, fi des pronostiqueurs, plus ceux-ci sont pessimistes, plus l'équipe de France réussit. Esperons juste que cet esprit défaitiste dure jusqu'au 11 Juin.

2°) Des joueurs blessés ou remplaçants

Si l'on fait le tour, beaucoup de joueurs de la sélection et pas des moindres ont eu une saison plutôt reposante soit parce qu'une blessure les a éloignés des terrains (Gallas, Ribery, Abidal, Planus), soit parce que leur club ne voulait pas d'eux (Henry, Squillaci) à un moment de la saison. Au total, ces joueurs tournent à 30 / 35 matches quand les rivaux (ou leurs partenaires) en ont plutôt 55 dans les pattes. Au total, l'EdF tourne à 46 match de moyenne, soit le plus faible des grandes nations du foot (5 gros européens + Argentine et Brésil). Un bilan, qui pourrait compter si la France dure dans le compétition.

3°) Un 4-3-3 plein de promesse

Critiqué par Lizarazu le jour même du match, l'inauguration par Raymond Domenech du nouveau dispositif a plutôt réussi à l'Equipe de France. Un côté gauche en forme, avec un Ribery très bon, un Gourcuff plus saignant que dans ses dernières sorties. Certes, en face c'était le Costa-Rica mais ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu autant d'occases dans un match joué par l'Equipe de France. Après, on pourra dire ce que l'on veut (pas de vrai "striker" à la Drogba au centre de l'attaque, Malouda qui marche sur les pieds de Ribery, un milieu moins dense à la récup), la justification de cette tactique est simple : on aura de toute façon une défense centrale un peu pourrie en AfSud, alors autant tenter une équipe assez offensive (5 joueurs quand même). Tant qu'on aura le ballon, Gallas et Abidal ne pourront pas faire de bourdes. Lors du premier match, Domenech se lance dans un 2-5-3.

4°) Des rivaux affaiblis

Les fins de saison sont toujours difficiles pour les grands clubs : saisons longues, fins de saison au couteau, blessures de fatigue. Petit état des lieux :
- Angleterre : la perfide albion n'a même pas besoin des blessures (Beckham, Barry). Les scandales, qui ont emaillé la fin de saisons des joueurs de l'équipe devrait à eux seuls affaiblir l'équipe au lion : Bridge en "non-sélection" permanente. Terry déstabilisé. Ca sent bon la coupe du monde pourrie.
- Allemagne : même si l'Allemagne ne fait jamais figure de favorite, elle est toujours là. Cette année, ça risque d'être compliqué : sans Ballack , le maître à jouer, sans Adler, le gardien titulaire et sans Rolfes. Quand les meilleurs joueurs se nomment Podolski, Klose et Lahm, il y a de quoi s'inquiéter.
- Espagne : avec les blessures assez graves de Torres, Iniesta et Fabregas, c'est toute l'animation offensive de l'Espagne qui pourrait souffrir. Certes, la "furia roja" a du banc et possède des statistiques impressionnantes mais ce sera un peu différent sans el niño ni l'orfèvre du Barça.
- Brésil : l'autre équipe qui fait peur Alors, Luis Fabiano et Kaka sont sur le flanc. Pas de chance, il s'agit probablement des 2 meilleurs joueurs... Comme Dunga s'est privé des 2 autres créatifs (Ganso, Neymar), restés au pays, on risque de s'ennuyer ferme.

En fait, seule l'Italie arrive au top même si son équipe est vieillissante. La place pour un outsider, voire pour la France ? Pour les bleus l'absence de Lassana Diarra si elle permet de faire évoluer l'équipe dans un dispositif plus conforme à ses possibilités, ce sera salutaire.

5°) Le meilleur joueur du monde est français

Et on nous disait rien ? En fait, fi de Messi, Rooney ou CR9, Malouda est simplement le meileur joueur de la meilleure équipe de la meilleure ligue du monde. Cela peut paraître incroyable mais Chelsea a marqué plus de but que le Barça cette saison et le gaucher de Cayenne n'est pas étranger à ces succès. Des stats impressionnantes, un rôle constant d'agitateur de couloir, un repositionnement en milieu défensif gauche occasionnel souvent réussi. Bref, Malouda est juste devenu énorme. Primé par le prix du meilleur joueur du mois en Mars en Premier League, c'est surtout sa deuxième partie de saison qui impressionne. Alors, la "world cup de Malouda ?

Pour conclure, il paraît que Zahia D a adressé un courrier au Ray pour lui renouveler toute sa confiance  "ainsi qu'à toute l'équipe de France, qu'elle encourage de tout son coeur". Elle souhaite les inviter au Zaman Café (ça tombe bien c'est en bas des Champs, NDLR), en cas de victoire des bleus

Et ça, ça, ça peut-être le supplément d'âme sans lequel il n'est pas de grandes équipes.

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