Affichage des articles dont le libellé est Equipe de France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Equipe de France. Afficher tous les articles

dimanche 8 juin 2014

EdF : la vie sans Ribéry

Le dispositif probable des bleus sans Ribéry
Le couperet est tombé et il ne faut pas se leurrer, la perte de Ribéry est un coup terrible pour Didier Deschamps. Le munichois est impliqué dans 11 des 18 réalisations des bleus pour les qualifications à la coupe du monde (6 "pasdéc", 5 buts). L'équipe de France sans Ribéry, c'est un la coupe du monde 2002 avec la cuisse de Zidane "reloaded".

En fait, la seule question est : pourquoi Ribéry n'a-t-il jamais atteint l'aura de Zizou ? Sans doute parce que la France est restée bercée par la vision romantique du N°10 traditionnel, sans s'apercevoir que les grands joueurs avaient migré sur les côtés dans les années 2000 (Ronaldo, Hazard, demain Januzaj).

En tout état de cause, l'équipe de France doit donc trouver autre chose que son percutant ailier. Un système où le collectif pourra prendre le relais de Francky, qui non content d'être décisif, savait aussi créer des espaces pour ses partenaires en occupant souvent 2 adversaires.

Un 4-3-3 bourré de certitudes

L'option la plus simple consiste à remplacer numériquement Ribéry à gauche. Dans ce cadre, Griezmann tient la corde. Le jeune français sort de 2 bonnes saisons avec la Real Sociedad et ses sorties avec les bleus, à défaut d'être géniales, montrent un joueur concerné. Ce schéma possède l'avantage de la simplicité, avec un Valbuena à droite mais repiquant souvent dans l'axe afin d'offrir de la variété et le fameux milieu à 3 né face à l'Ukraine : Cabaye en meneur reculé et 2 milieux "box-to-box" Matuidi et Pogba qui apportent de la vitalité. Dans ce système, se pose naturellement la question de l'avant-centre. Benzema décroche naturellement, mais dans ce cas, il manque un ailier au vrai profil de buteur pour rentrer dans la surface et profiter des espaces du madrilène. Dans un tel système, Giroud semble plus naturel et offre plus de présence aérienne mais son niveau absolu est en-dessous de Benz.

Si Deschamps préfère néanmoins Benzema, une option alternative, sans casser tout son 4-3-3 consiste à titulariser Loïc Rémy qui sort d'une bonne saison avec Newcastle, sur l'aile gauche. Rémy est un véritable attaquant et peut jouer son rôle de perforateur. Le problème c'est qu'en terme de possession et de discipline défensive le magpie est inférieur à Griezmann. Il est vraisemblable que Deschamps limite cette option aux matches où l'équipe de France est menée ou face au Honduras, qui semble l'équipe la plus faible du groupe.

L'avantage d'un tel système est qu'il offre beaucoup de repères aux joueurs clés : Cabaye occupait cette place de meneur reculé à Newcastle. Il sera le Pirlo de Pogba à la Juve. Matuidi est positionné de la même manière au PSG. Seul Valbuena quitte son poste axial qu'il occupe à l'OM mais le lutin marseillais est de toute façon tout le temps en train de quitter sa position nominale pour foncer sur l'aile et il fait preuve d'une intelligence tactique qui le rend propre à jouer dans tous les systèmes.

Un 4-2-3-1 osé :

Au vu de l'importance de Ribéry l'autre option consiste carrément à tout casser. Si le 4-4-2 semble difficile à envisager (jamais Giroud et Benzema n'ont fait preuve de complémentarité), le 4-2-3-1 peut être sorti du chapeau en 2 versions. Le joueur clé dans ce dispositif est le joueur créatif situé derrière l'attaquant : 2 options s'offrent à Deschamps, Valbuena ou...Cabella. Le montpelliérain, s'il n'offre aucune garantie en bleu, est l'un des joueurs les plus virevoltants de L1, capable de dynamiter n'importe quelle défense. Le marseillais, en tant qu'"ailier central" va davantage chercher à se déporter sur les ailes pour créer le surnombre. Dans le premier cas, Benzema est une évidence (pour combiner) et, par contrecoup, Rémy tient la corde sur le côté gauche. Dans l'autre, Giroud conserve ses chances, en offrant plus de présence physique pour recevoir les centres. Enfin, par contrecoup, si Valbuena est titularisé au centre, Sissoko tient la corde à droite. Au milieu, c'est probablement Matuidi, qui sera sacrifié dans le double pivot de ce dispositif. Le problème de ce dispositif est qu'il enlève un joueur au profil défensif (Matuidi, donc) au profit d'attaquants à la contribution défensive aléatoire (hormis Sissoko).

Conclusion : l'air de rien, l'EdF arrive au mondial en étant privé de 2 de ses meilleurs atouts offensifs (Nasri et Ribéry). L'équipe de France possède un effectif jouant dans quelques uns des meilleurs clubs européens (PSG, Real, Arsenal, Juve et, hum, Newcastle). Whoscored prête aux 23 une note moyenne de 7,15, ce qui est excellent (seulement dominé par l'Espagne). Reste à faire prendre la (nouvelle) sauce collective et ça pourrait faire mal. SI DD y arrive, il sera promis "génie tactique de la décennie" devant Mourinho. Début de réponse le 15 juin.

Note : cet article fait partie des "avant-goûts" tactiques que nous nous attacherons à publier avant le mondial. 

Footballistico

dimanche 24 juin 2012

Euro 2012 - France - Espagne. Adios, Laurent y gracias por todo

L'équipe de France a donc quitté la compétition sur l'un des matches les plus décevants de cet euro. La Roja évoluait dans son classique 4-3-3, avec Fabregas en faux 9. L'innovation se trouvait côté français avec le positionnement des 2 latéraux Debuchy / Réveillère pour contrer Iniesta / Alba.

La formation de l'EdF ressemblait à un vague 4-1-4-1 penchant à gauche, vers Ribéry.

Le plan de Laurent Blanc était clair mais il a échoué et ce, dès la 19ème minute. Bien entendu, la glissade de Debuchy ne peut pas être imputée au sélectionneur mais, avec le recul, sa décision apparaît étrange pour au moins 3 raisons.

  1. Dans les faits, Alba ne s'est pas montré à son avantage dans cet euro : 5 centres lors du premier tour, aucune passe décisive, une seule "passe-clé" selon whoscored.com. 
  2. Le meilleur moyen de contrer Alba n'est pas forcément de positionner un défenseur mais plutôt un joueur offensif qui va le faire descendre d'un cran.
  3. En cas de but encaissé, la France se retrouvait sans plan B, à moins d'effectuer des changements.
De l'autre coté, Clichy était tout seul face à Silva et Arbeloa (non suivi par Ribéry) :  l'arrière espagnol a réussi 2 centres assez dangereux dans le premier quart d'heure. Heureusement, Arbeloa n'est pas considéré comme un danger par ses propres partenaires et Silva préférait combiner avec Fabregas vers l'intérieur que servir son latéral.

Même le centre du terrain a posé des problèmes aux bleus. Lorsque Fabregas décrochait, le milieu de terrain tricolore se trouvait régulièrement dépassé car les 2 centraux ne montaient pas et Malouda était toujours attiré par le côté droit de la défense. Ceci dit, cela n'explique pas la faute défensive sur le but d'Alonso, Cabaye ne suivant pas le milieu espagnol.

Une fois mené, les bleus n'ont jamais semblé à même de remonter leur but de retard. Benzema était trop isolé. Ribéry tentait bien de profiter des montées d'Arbeloa mais Busquets décrochait pour contrer l'ailier français. Le rôle offensif de Malouda et Debuchy n'apparut jamais clair : porter le danger en se faisant le lien avec Benzema ou tenter de déborder.

2de mi-temps : face à cette situation, il est inconcevable que Laurent Blanc n'ait pas procédé à des changements à la pause. La situation de la seconde période allait ainsi ressembler à la première avec un Debuchy un peu plus avancé. On allait perdre 20 minutes à attendre les nouveau entrants. Les espagnols appliquaient leur tiki-taka en tactique défensive, je passe et j'attends. La France allait passer en 4-2-3-1 avec les entrées de Nasri et Menez. Mais le parisien se heurtait à un Alba, défensivement rapide et compact et cela posait immédiatement des problèmes défensifs puisque Menez n'était pas trop préoccupé par le marquage (il n'est d'ailleurs peut-être pas anodin que le penalty soit causé par Reveillère). Nasri faisait du Nasri, c'est à dire assez lent et peu décisif.

En synthèse, la France a tenté 4 frappe dont une seule cadrée pendant tout le match et aucune dans ces 25 dernières minutes où elle avait des arguments offensifs. Un bilan famélique pour une équipe menée au score pendant les 3/4 du match.

Au total, les bleus pourraient se satisfaire de leur Euro après le désastre sud-africain : 1/4 de finaliste défait par les champions du monde en titre, ce n'est pas si déshonorant, n'est-ce pas ? Pourtant à y regarder de près, l'EdF a fait un seul bon match face à l'Ukraine, un match médiocre face à une équipe d'Angleterre diminuée et 2 défaites face à la Suède et l'Espagne. Cet Euro est un échec.

Footballistico

samedi 2 juin 2012

EdF : les premières certitudes de Laurent Blanc

Le 11 de départ face à l'Angleterre ?
Que peut-on dire à l'issue du deuxième match de l'équipe de France, disputé Jeudi face à la Serbie ? Quelles différences peut-on tirer du premier match face à l'Islande ?

Depuis sa prise de fonction, l'entraîneur français cherche à façonner une équipe qui pratique une jeu de possession, un peu à l'espagnole, en privilégiant des joueurs techniques par rapport à la puissance physique. D'où son attachement à certains joueurs, Ben Arfa, Gourcuff, Nasri, que certains vouent aux gémonies depuis des années.

Malheureusement, on ne change pas les mentalités (et la formation) d'une équipe comme cela. Et l'équipe de France est demeurée telle qu'elle est depuis Jacquet : une équipe puissante, possédant 1 ou 2 très bons joueurs capables d'arracher la décision. L'équipe de France offre ainsi le paradoxe d'avoir épinglé de grandes nations à son palmarès (Angleterre, Brésil, Allemagne) ainsi que des équipes joueuses (le match référence de l’ère Blanc, la rencontre gagnée 0 - 2 à Sarajevo face à la Bosnie) mais d'être impuissante face à des terreurs comme la Biélorussie.

C'est à cette aune qu'on peut interpréter France - Islande, selon nous. Comme la volonté du coach de teste "quelque chose" face à une équipe plutôt médiocre, pratiquant le contre et assez physique. Un 4 - 2 - 3 - 1 très technique, avec 2 milieux reculés ne répondant pas au canon de la sentinelle (Gourcuff et Cabaye), situé derrière une ligne offensive très rapide (Ménez, Ben Arfa, Nasri).

A l'arrivée, l'initiative est apparue peu concluante, le milieu ne protégeait pas assez la défense (pas toujours irréprochable, il est vrai) et face à des islandais rapidement regroupés, la rapidité n'a pas suffi. En fait, devant, le problème se nomme toujours Nasri : le mancunien fait partie des joueurs plutôt décevants en EdF (à l'image de Ribéry et d'Evra). Surtout, il a énormément de difficultés à se positionner en N°10 capable d'organiser le jeu offensif. Il joue souvent trop reculé pour servir d'appui à Benzema et ne dérive pas assez sur les côtés pour se défaire des marquages adverses. Surtout, même s'il demeure un très bon joueur, il ne possède pas la vista d'un Silva pour cette position.

La fin du match, a plutôt mis en évidence les remplaçants : Ribéry, Valbuena, Giroud, ... Tous ont pris un malin plaisir à compliquer le choix de l'entraîneur.

Face à la Serbie, une équipe, a priori, plus technique et redoutable, Lolo avait choisi son fameux 4 - 3 - 3. Ce dispositif possède plusieurs avantages pour l'équipe :

- il permet d'éviter le problème du N°10, lorsque, clairement, on a à sa disposition plutôt des joueurs de couloir.
- il peut basculer assez facilement entre un dispositif défensif et offensif (les 2 milieux latéraux, Malouda et Cabaye, prenant une position plus ou moins avancée, en fonction des besoins du moment).
- il offre la possibilité de titulariser Malouda ET Ribéry, ce qui permet de semer la terreur à gauche (avec l'appui de Clichy).

Le match a démontré ces qualités :

- le 1er but bleu est venu de la gauche, ainsi que l'énorme occasion de Benzema 4 minutes plus tard,
- le 2d est venu d'un pressing sur la relance serbe et s'est conclu à gauche.

L'équipe a reculé en seconde mi-temps sans trop trembler.

Nous parions sur ce dispositif face à l'Angleterre en ouverture de l'Euro.

Footabllistico.

Il est vraisemblable que Laurent Blanc ait été favorablement impressionné par la prestation de son onze même si les Serbes ont facilité la vie des bleus en se montrant assez peu incisifs en seconde période, alors que les bleus leur laissaient la balle.

Alors, dans une période où l'EdF a tant besoin de certitudes, il est vraisemblable que Laurent Blanc s'accroche à ce 4-3-3 et que le dernier match de préparation, face à l'Estonie, ne soit qu'une

jeudi 14 octobre 2010

Bilan EdF : un costume à Payet

Un match de foot tient parfois à peu de chose : l'épaisseur d'un poteau, les remplaçants, quelques minutes. L'EdF pourra se gargariser de ses 2 victoires face aux Roumains et au Luxembourg mais la réalité est que les satisfactions sont plus individuelles que collectives, plus sporadiques que régulières.

En fait, le problème de l'EdF semble être l'incapacité de choisir un dispositif et de tenter de s'y tenir. S'il n'est pas choquant d'adapter la tactique en fonction de l'adversaire (genre 1 à domicile, l'autre à l'extérieur, 1 face aux grosses écuries, l'autre face aux minots) mais, en l'espèce, on serait bien en peine d'y trouver un sens. On a e eu droit, en termes d'animation offensive en tout cas à tout un catalogue de systèmes avec une belle démonstration de leurs défauts supposés.

- le 4-4-2 diamant (1 ère mi-temps Norvège, 1ère mi-temps Luxembourg). Un "trequartista" (Nasri puis Gourcuff) derrière 2 attaquants. Le problème de ces dispositifs est le manque de largeur et c'est exactement ce qui s'est passé, notamment face au Luxembourg. Jamais les bleus n'ont su étirer la défense regroupée du grand duché. Le but de Benzema est intervenu sur un corner, concédé sur un tir de Mexes détourné par le gardien.
- le 4-4-1-1 (début de match face à la Biélorussie). Rémy très décroché avec Hoarau en point d'appui devant. Problème, Hoarau fut souvent isolé et n'avait personne pour remettre les rares ballons qui lui parvenaient.
- 4-2-3-1 : le dispositif de la peur ou de l'impuissance (36ème - 65ème Biélorussie, Roumanie : 1 - 75ème). Le match face à la Biélorussie tourne au cauchemar avec la blessure de Rémy qui s'ajoute aux absences de Benzema, Ribery, Gourcuff, Nasri, Ben Arfa, L. Diarra et Anelka. L'EdF joue pendant 30 minutes avec Menez en animateur offensif. Pas une bonne idée semble-t-il. Ce match raté coûtera sans doute définitivement sa place en bleu au romain tant que Blanc sera le coach national. Au delà de ce casting raté, le match face à la Roumanie a montré que face à une équipe assez défensive, le 4-2-3-1, en laissant 2 demis défensifs se révèle incapable de créer le surnombre... surtout quand l'un des couloirs (le gauche en l'occurrence) est quasiment inutilisé à cause de la dérive à gauche de Benzema, qui obligea Malouda à repiquer vers le centre. Résultat : l'équipe de France a joué plus d'une heure sans ailier gauche et sans avant-centre et la situation ne s'est débloqué qu'après les entrées en jeu des remplaçants.
- 4-3-3. (Bosnie, Roumanie dernier quart d'heure, fin du match Luxembourg). C'est a priori le dispositif le plus prometteur. Il a connu 2 versions.
  • L'une défensive, face à la Bosnie avec 3 milieux plutôt repliés (M'Vila, Diarra, Diaby) et 3 attaquants, Valbuena, Malouda et Benzema. L'objet était de casser la dynamique Bosniaque en 4-4-2. Dans ce schéma, l'EdF a plus souvent défendu en 4-5-1 mais l'objectif a été atteint.
  • L'autre plus ambitieuse (Roumanie : Malouda - Rémy - Payet / M'Vila - Diarra - Gourcuff, Luxembourg : Nasri - Rémy - Payet - Gourcuff - Diarra - Diaby). Cela a créé des opportunités, du mouvement, en profitant de l'envie et du mouvement apporté par les nouveaux entrants. Blanc semble privilégier ce dernier dispositif en cours de match.C'est à notre sens dommage, surtout à domicile, ou face à des défenses regroupées. Un petit mot sur la comète Payet. A chaque fois qu'il est entré, il a tout cassé et il trouve Gourcuff les yeux fermés. Ca l'a changé, Gourcuff. Avant, personne ne lui passait la balle.Là, y a un mec qui le cherche et qui le trouve les yeux fermés, qui lui a fait plus de passes en 2 quarts d'heure que toute l'EdF pendant le mondial. Payet passera-t-il l'hiver ? Non, probablement pas mais voir un gars sorti de nulle part marcher sur l'eau de telle façon : il nous aura ébloui.

Avant de se mettre à rêver, l'EdF doit selon nous, au delà des considérations tactiques exprimées plus haut améliorer :
- sa gestion des coups de pied arrêtés. Au delà du but de Benz face au Luxembourg (grosse faute de marquage), l'EdF a été rarement dangereuse sur coup de pied arrêté. Gourcuff et Nasri n'ont pas convaincu dans l'exercice. A travailler, parce que des joueurs de tête, on en a (Rami, A.Diarra, Hoarau, Diaby).
- le côté gauche : c'est la cata tant offensivement (le but Biélorusse, le poteau roumain) qu'offensivement : 1 seul but sur les 7 marqués par l'EdF depuis les débuts de l'ère blanc contre 3 à droite.C'est insuffisant : reviens Evra !

On en reparle en Mars !

samedi 29 mai 2010

EdF : moins de putes, plus de buts ?

C'est entendu, l'équipe de France est un ramassis de lavasses trop payées, tricheuses, immorales de surcroît, commandées par un sélectionneur attardé mental, illuminé et de plus critiqué par TOUT France 98. De quoi désespérer. De toute façon, son successeur, un VRAI bon entraîneur est déjà nommé. Circulez y aura rien à voir.

Nous allons donc faire un mondial difficile à vivre pour l'ego national. D'ailleurs, peu de français y vont en Afrique du Sud et une marque d'électro-ménager se paye donc le luxe d'offrir la télé si l'équipe de France remporte le trophée. L'assurance couvrant ladite société a coûté 1 € par poste vendu. Tu parles d'une promo...

Pourtant, à l'issue du match France - Costa-Rica, anticipant un mouvement médiatique optimiste suite à la performance du duo Malouda - Ribery, Footballistico a voulu prendre les devants en dégottant quelques raisons d'espérer dans cette marée noire de pessimisme. Les voici.

1°)  Les pronostiqueurs se trompent toujours.

Remember 1998 (Et on joue à 13 ?). Tout le monde s'acharnait sur la bande à Jacquet. En 2002, on se désolait d'avoir des équipes trop faibles au premier tour qui empêcheraient l'EdF de se mettre en jambe avant d'affronter les vrais cadors. En 2006, re-belote. Gros doutes sur la bande montée par Domenech jusqu'en huitième où TOUT LE MONDE la voyait chuter face à l'Espagne. Bref, fi des pronostiqueurs, plus ceux-ci sont pessimistes, plus l'équipe de France réussit. Esperons juste que cet esprit défaitiste dure jusqu'au 11 Juin.

2°) Des joueurs blessés ou remplaçants

Si l'on fait le tour, beaucoup de joueurs de la sélection et pas des moindres ont eu une saison plutôt reposante soit parce qu'une blessure les a éloignés des terrains (Gallas, Ribery, Abidal, Planus), soit parce que leur club ne voulait pas d'eux (Henry, Squillaci) à un moment de la saison. Au total, ces joueurs tournent à 30 / 35 matches quand les rivaux (ou leurs partenaires) en ont plutôt 55 dans les pattes. Au total, l'EdF tourne à 46 match de moyenne, soit le plus faible des grandes nations du foot (5 gros européens + Argentine et Brésil). Un bilan, qui pourrait compter si la France dure dans le compétition.

3°) Un 4-3-3 plein de promesse

Critiqué par Lizarazu le jour même du match, l'inauguration par Raymond Domenech du nouveau dispositif a plutôt réussi à l'Equipe de France. Un côté gauche en forme, avec un Ribery très bon, un Gourcuff plus saignant que dans ses dernières sorties. Certes, en face c'était le Costa-Rica mais ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu autant d'occases dans un match joué par l'Equipe de France. Après, on pourra dire ce que l'on veut (pas de vrai "striker" à la Drogba au centre de l'attaque, Malouda qui marche sur les pieds de Ribery, un milieu moins dense à la récup), la justification de cette tactique est simple : on aura de toute façon une défense centrale un peu pourrie en AfSud, alors autant tenter une équipe assez offensive (5 joueurs quand même). Tant qu'on aura le ballon, Gallas et Abidal ne pourront pas faire de bourdes. Lors du premier match, Domenech se lance dans un 2-5-3.

4°) Des rivaux affaiblis

Les fins de saison sont toujours difficiles pour les grands clubs : saisons longues, fins de saison au couteau, blessures de fatigue. Petit état des lieux :
- Angleterre : la perfide albion n'a même pas besoin des blessures (Beckham, Barry). Les scandales, qui ont emaillé la fin de saisons des joueurs de l'équipe devrait à eux seuls affaiblir l'équipe au lion : Bridge en "non-sélection" permanente. Terry déstabilisé. Ca sent bon la coupe du monde pourrie.
- Allemagne : même si l'Allemagne ne fait jamais figure de favorite, elle est toujours là. Cette année, ça risque d'être compliqué : sans Ballack , le maître à jouer, sans Adler, le gardien titulaire et sans Rolfes. Quand les meilleurs joueurs se nomment Podolski, Klose et Lahm, il y a de quoi s'inquiéter.
- Espagne : avec les blessures assez graves de Torres, Iniesta et Fabregas, c'est toute l'animation offensive de l'Espagne qui pourrait souffrir. Certes, la "furia roja" a du banc et possède des statistiques impressionnantes mais ce sera un peu différent sans el niño ni l'orfèvre du Barça.
- Brésil : l'autre équipe qui fait peur Alors, Luis Fabiano et Kaka sont sur le flanc. Pas de chance, il s'agit probablement des 2 meilleurs joueurs... Comme Dunga s'est privé des 2 autres créatifs (Ganso, Neymar), restés au pays, on risque de s'ennuyer ferme.

En fait, seule l'Italie arrive au top même si son équipe est vieillissante. La place pour un outsider, voire pour la France ? Pour les bleus l'absence de Lassana Diarra si elle permet de faire évoluer l'équipe dans un dispositif plus conforme à ses possibilités, ce sera salutaire.

5°) Le meilleur joueur du monde est français

Et on nous disait rien ? En fait, fi de Messi, Rooney ou CR9, Malouda est simplement le meileur joueur de la meilleure équipe de la meilleure ligue du monde. Cela peut paraître incroyable mais Chelsea a marqué plus de but que le Barça cette saison et le gaucher de Cayenne n'est pas étranger à ces succès. Des stats impressionnantes, un rôle constant d'agitateur de couloir, un repositionnement en milieu défensif gauche occasionnel souvent réussi. Bref, Malouda est juste devenu énorme. Primé par le prix du meilleur joueur du mois en Mars en Premier League, c'est surtout sa deuxième partie de saison qui impressionne. Alors, la "world cup de Malouda ?

Pour conclure, il paraît que Zahia D a adressé un courrier au Ray pour lui renouveler toute sa confiance  "ainsi qu'à toute l'équipe de France, qu'elle encourage de tout son coeur". Elle souhaite les inviter au Zaman Café (ça tombe bien c'est en bas des Champs, NDLR), en cas de victoire des bleus

Et ça, ça, ça peut-être le supplément d'âme sans lequel il n'est pas de grandes équipes.

dimanche 7 septembre 2008

Equipe de France. Wanted : défenseur central

Contrairement à ce que pronostiquions lors de son aventure en Suède, l'équipe de France rigolote affichée par Raymond Domenech a sombré hier face à la faible équipe d'Autriche.

La tactique employée par les locaux était pourtant simple : centrer sur le grand Janko et se masser devant le but de Mandanda dès que l'on avait un coup franc.
Ça a marché du tonnerre. Avec en plus ce petit soupçon d'humiliation que véhicule l'impression d'un bis repetita inéluctable (genre : on vous en remet un les gars ?). Mexes a tenté d'employer les tactiques utilisées à la Roma pour tenter de maîtriser l'avant-centre autrichien. Après un arrachage de maillot expert (genre T-shirt déchiré mais main derrière le dos de l'adversaire invisible pour l'arbitre), le plaquage que n'aurait pas renié Pelous fut logiquement sanctionné.

Certes, on pourra arguer que la barre, trouvée par Toulalan à 2-1, aurait peut-être mérité un meilleur sort. Il demeure cependant que face à une des équipes les plus faibles du dernier euro, les français ont bien confirmé ce que l'on craignait. Devenue fébrile derrière, en plus d'être peu inspirée devant, cette équipe n'est plus que l'ombre d'elle-même. Et l'on se repose la question : sans l'équivalent d'un Zizou, nos bleus font bien pâle figure.

Quelques observations en vrac :

- Govou fut hier le meilleur attaquant bleu et de loin. Et cette simple observation fait peur.
- Benzema, qui score comme un fou avec son club, commence à avoir des stats inquiétantes en EdF. Benzeguet (à moins que ce ne soit Trezema).
- Un black râleur et impotent a pris la place de notre William Gallas et notre police n'est même pas sur les dents.
- La presse, qui réclamait depuis 2 ans Mexes en défense centrale, a encore fait preuve d'un grand discernement. Bilan : un CSC et un penalty.
- La Roumanie, humiliée par la Lituanie 0-3 à domicile, est une autre victime de la malédiction du "groupe de la mort" de l'Euro. Les équipes éliminées de ce groupe sont condamnées à errer de façon fantomatique sur tous les terrains d'Europe pendant les 2 prochaines années.
- A 25,5 de moyenne d'âge, cette EdF est l'une des plus jeunes depuis 1994. Fait étonnant, elle ne semble pas avoir d'avenir.
- Sur les 7 derniers buts encaissés par l'EdF, 6 ont été pris sur des coups de pied arr penalty).

Pour finir, la fédération nous a demandé de passer 2 annonces. Nous nous exécutons bien obligeamment :

1°) Fédération d'un sport très populaire représentant 2 millions de licenciés cherche sélectionneur pour redonner à son équipe nationale son lustre d'antan (1 coupe du monde, 2 euros). Le professionnel recherché fera preuve des qualités suivantes :
  • grosse expérience d'une équipe de club ou nationale au plus haut niveau
  • grande habitude de la communication mais liens sentimentaux avec monde de la presse pas indispensable
  • homme de compromis, il saura faire passer ses idées avec tact et conviction
  • il ne devra pas avoir participé à la coupe du monde 98
  • aucune schéma tactique imposé : catenaccio, 4-4-2 ou WM du moment que les résultats sont au rendez-vous.
2°) Equipe membre du gotha européen recherche défenseur(s) central (aux) spécialisé dans l'hermétisme. Le professionnel recherché fera preuve des qualités suivantes :
  • habitude des matches de haut niveau (Calcio et Premier League s'abstenir)
  • qualité de marquage y compris sur les phase de jeu arrêtées
  • grosse présence physique, notamment dans la surface de réparation
  • préférence pour nationalité française mais arrangements possibles
  • calme dans les derniers mètres afin d'éviter les fautes sur les attaquants ou de prendre son gardien à contre-pied.
Bonne chance

dimanche 24 août 2008

Equipe de France : Domenech applique les consignes

Depuis quelques temps, on sent bien que Raymond Domenech a perdu le contrôle sur les compositions de l'équipe de France. Cela a commencé avec les 23 pour la SuissAutriche (Gomis), s'est poursuivi lors des compos des matchs de l'Euro et cela n'a fait qu'empirer avec le bouffonnerie de son prolongement par le conseil fédéral. Sous tutelle, sommé d'appliquer un jeu d'attaque "comme l'Espagne", l'EdF a donc présenté son nouveau visage, mercredi 20 Août à Stockholm.

Le "Ray" avait donc une équipe en 4-4-2 : 2 vrais attaquants, 2 joueurs de couloir (Malouda et Govou) et 2 arrières latéraux à vocation plutôt offensive (Sagna et Evra). Le moins que l'on puisse dire c'est que cette équipe a montré d'importantes lacunes, notamment défensives, face à des suédois privés de leurs 2 attaquants vedette et encore justes physiquement où le seul Kallström a semé la panique dans l'arrière-garde française.

Étonnamment, les vieux qui n'étaient pas sélectionnés (Vieira, Thuram, Abidal) nous ont plutôt manqué et ceux qui étaient là (Henry, Malouda, Gallas) nous ont plutôt déçu comme si le mélange des générations était impossible à réaliser.

En fait, il n'existe que 2 solutions pour avoir une équipe réellement offensive en 4-4-2. Soit votre 4 est un losange (à la Lyon, période Houllier) avec à la tête du losange un joueur intelligent, technique et capable d'être décisif. Mais cela nécessite de posséder un tel joueur et impose une pression défensive forte sur les 3 autres. Soit, en 4-4-2, (comme l'Espagne du dernier Euro, jusqu'à la finale - Silva, Xavi, Senna, Iniesta- alimentant Villa et Torres), mais cela nécessite 4 joueurs latéraux (les 2 demi et les 2 latéraux) à vocation offensive, complémentaires, techniques et rapides et surtout 2 "défensifs" capables, outre leur rôle de récupérateur, d'orienter le jeu et de donner des ballons longs, courts, dans l'espace voire de se créer eux-mêmes des décalages. Malheureusement, en dépit de leurs qualités, Lassana Diarra et Toulalan ne sont pas réellement sur un modèle Xavi - Senna. Concernant les ailiers, Malouda fait quelques apparitions par match (un centre et le beau relais sur Govou) mais son entente avec Evra est imparfaite tant défensivement qu'offensivement. Quant à Govou, excellent mercredi soir, avec 2 buts, cela rappelle le match de rentrée face à l'Italie en 2006 : 2 buts et plus grands chose après

En fait, la France semblerait beaucoup plus équilibrée avec un 4-5-1 avec un milieu renforcé mais Ray n'a sans doute pas le droit depuis l'obligation d'attaque.

En fait plutôt que l'attaque, c'est la défense centrale, où Gallas et Mexes n'ont pas semblé au diapason et le milieu défensif où Diarra - Toulalan joue 1 ou 2 niveaux en dessous d'une paire Makélélé -Vieira en forme, qui semble préoccupante et qui allie une relative faiblesse dans la relance avec une certaine incapacité à poser le jeu (à 1-3).

Néanmoins face à l'Autriche, cette équipe devrait suffire surtout si le bondissant Mandanda réédite ses exploits. Après tout, si l'équipe de France continue à marquer 1 but de plus que son adversaire grâce à des talonnades aériennes et des arrêts réflexes, on ne va pas s'embêter en AfSud 2010... si on y arrive.

jeudi 5 juin 2008

Le blog de boum - 2

Bonjour à tous : aujourd'hui, c'était séance de répétition tactique pour être prêt face à la Colombie. Une répétition tactique, c'est les titulaires qui se mettent en disposition Equipe de France. Pendant que les remplaçants jouent comme on attend la Colombie. Moi, je portais le maillot colombien. Mais c'est normal car, comme j'ai joué la dernier match, il fallait bien que je laisse le maillot bleu à William et Tutu.

Sur le plan de la séance on a bien appliqué les conseils du coach. Moi, j'ai eu un peu de mal parce que la défense centrale Colombienne est plutôt technique. Elle contrôle et relance propre. Alors que Toto et moi on dégage tout de la tête. Mais sinon, c'était OK.

On a aussi fait une séance physique : un peu de fond, des abdos et des pompes. Moi, je suis toujours le plus appliqué mais certains n'aiment pas trop ça. Ribéry, il a toujours son casque sur la tête et il essaie de pousser les autres, surtout Nasri. Moi, j'essaie discrètement de courir plus vite que Tutu (c'est pas difficile) et William mais je ne sais pas si le coach m'a remarqué. Il a l'air soucieux depuis la blessure de Vieira.

Sinon, j'ai commencé Kafka. La métamorphose, ça s'appelle. C'est un peu bizarre comme histoire. Moi, je n'aime pas trop. Cette histoire d'insecte, ça m'a même fait un peu peur. J'ai eu des cauchemars et j'ai réveillé Toto. Le coach cherchait partout où était Ribéry parce qu'il croyait que c'était lui qui foutait le souk mais Nasri et Evra lui avaient foutu de l'Exomil dans son Mecca-Cola et il ronflait comme un sonneur dans la salle de muscu (il s'était perdu). J'ai décidé d'arrêter la métamorphose.

La compo est tombée : comme prévu, je suis remplaçant. Moi, ça ne m'embête pas trop parce que comme j'ai mal dormi, j'aurais eu du mal à courir après les attaquants colombiens. Surtout, qu'ils ont l'air rapide. Houlà. Presque autant que Diané…

Bon, bientôt, le debrief du match.

Boum

Qui sommes-nous ?

Footballistico est un club d'amis dont le but est d'apporter un regard original et décalé sur le football. Une lampée de tactique, une pincée d'ironie, un peu d'économie du sport, une dose d'histoire et un glaçon de respect pour le rugby et l'Argentine, secouez et c'est parti pour un blog à la fois populaire et élitiste.

Suivez nous aussi sur Twitter (footballistico)