Le match face au Barça était l'occasion de montrer que ce mieux peut aussi être concrétisé face à de grosses écuries.
C'est une mauvaise nouvelle pour le PSG mais les locaux ont parfaitement tenu le choc face à l'armada catalane, peut-être moins fringante depuis Janvier à l'image de son prodige argentin qui est apparu un peu usé. Le nouveau coach Valencien a ainsi remis au goût du jour une spécialité locale : l'animation par les ailes. Le symbole est la titularisation d'Andrés Guardado, souvent en arrière gauche (en lieu et place de l'ancien lyonnais Cissokho). L'autre innovation est le fait de positionner un "vrai" meneur (Banega) derrière l'inamovible Soldado quand Pellegrino préférait un attaquant reculé (souvent Jonas).
Face au Barça, néanmoins, Valverde était prudent en titularisant Guardado et Cissokho pour "tenir" le côté gauche. Banega animait le jeu offensif devant le "double pivot" du 4-2-3-1 composé de Tino Costa et Ruiz, qui possède plus un profil de défenseur central que de milieu reculé.
Le Barça affichait quasiment la même équipe que face au Real, 4 jours plus tôt : Valdès retrouvait sa place de titulaire dans les cages et Mascherano prenait place aux côtés de Piqué en remplacement de Puyol.
1ère mi-temps : Footballistico ne se souvient pas d'une mi-temps cette saison où le Barça fut plus bousculé que ces 45 premières minutes à Mestalla :
- Défensivement, le schéma de jeu avait tout pour enquiquiner les catalans. Valence n'a pas défendu particulièrement haut mais Ruiz a souvent suivi Messi dans ses déplacements et le dispositif sur les ailes a muselé a perdu un nombre inhabituel de ballons et Valence réalisé un nombre très élevé d'interceptions (28, chiffre très élevé, dont 7 pour Ruiz). Dani Alves et Pedro furent particulièrement calmes (surtout en première période). Pourtant très sollicités pour remonter le ballon, il furent vite bloqués par les ailiers Valenciens. A noter aussi le nombre important de fautes par les locaux (19) bien au dessus d'un match de Liga normal.
- Offensivement, la tactique de Valence était de remonter le ballon via les côtés. Plutôt que d'appliquer la tactique madrilène (donner vite en profondeur), les locaux ont préféré une jeu plus en toqué : souvent, Banega offrait un premier relais, avant de distiller un ballon sur Guardado et Bernat. Le mexicain surtout fut particulièrement actif et fit passer une sale soirée à Dani Alvès, qui demeure encore et toujours le maillon faible de la défense catalane.
- Soldado. L'attaquant Valencien ne fut pas seulement le poison toujours à la limite du hors-jeu (faute de Mascherano et carton), il se décale souvent sur les ailes. Derrière Alba notamment. Les centraux catalans semblaient réticents à le suivre dans ses déplacements et c'est lui qui fit le centre sur le but de Banega.
- L'égalisation de Messi sur penalty fut presque une anomalie : enfin, l'argentin prenait l'avantage au milieu et effectuait une jolie passe sur Pedro. Le Barça n'avait pas cadré un tir. La seule "occasion" catalane avant cela avait été le coup de tête de Piqué sur un corner. Encore une anomalie.
Face à cette situation, les 2 coachs allaient tenter de réagir :
- pour Valverde, le plus important était de compenser la fatigue de ses troupes : Banega qui avait beaucoup donné fut remplacé par Canales et Bernat par Piatti peu après l'heure de jeu.
- Jordi Roura voulut exploiter la liberté retrouvée de Messi : en faisant entrer Villa à la place de Fabregas, le coach catalan voulait donner de la profondeur à son jeu. Cela faillit marcher même si le buteur catalan est encore trop frêle pour donner sa pleine mesure.
Conclusion : 13 tirs à 6 pour Valence. Le Barça est apparu fatigué et sans inspiration. Un pressing alternatif, des joueurs très en-dessous de leur niveau habituel (Pedro, Xavi) mais un coach qui persiste à les faire jouer (où sont Alcantara, Song, Sanchez ?). Les blaugranas peuvent-ils encore perdre la Liga ? Cela semble incroyable mais avec la victoire de l'Atletico et le calendrier infernal qui attend les catalans (le Real en coupe du Roi, la ligue des champions), les 9 points d'avance paraissent souvent tout petit. Quant à Carlo Ancelotti, il a dû regarder le match et se demande bien quel dispositif il va mettre à droite.
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