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jeudi 14 février 2013

Valence - PSG : Paris gagne sur la droite


Le match d'hier a prouvé que Paris tenait la route sur la scène européenne et qu'au moins pendant 89 minutes, les joueurs d'Ancelotti donnaient leur meilleur dans cette compétition.

La récente performance des joueurs de Valence par rapport au Barça incitait à se méfier de cette équipe. Dans les faits, pourtant, le match fut plus proche de la déculottée face au Real.
  • Valence jouait avec le même dispositif (4-2-3-1) avec Guardado et Jonas, occupant le flanc droit, avec Banega en meneur derrière Soldado.
  • Paris allait jouer assez reculé et jouer les contres (comme le Real),
  • Le joueur clé allait être l'ailier droit (Di Maria, 2 buts, 1 passe décisive / Moura hier).
Le PSG se retrouvait dans son 4-4-2 classique. Pastore occupait (nominalement) le côté gauche. Ibra partageait le 2 de devant avec Lavezzi.

Première mi-temps : 

Il était clair que Paris ne disputerait pas la possession à Valence. Dès le début de la rencontre, les locaux occupaient le terrain adverse. Il était clair aussi que le PSG tenterait d'exploiter les contres grâce à ses joueurs rapides.

Assez vite, Valence fut confronté à 3 problèmes majeurs :

  • l'axe Guardado - Jonas eut du mal à fonctionner tant offensivement que défensivement. Si le mexicain est un excellent ailier, il eut du mal défensivement face à Moura. La situation fut aggravée par le fait que Jonas eut tendance à repiquer dans l'axe et à fuir son rôle de premier rempart défensif. Les meilleures actions parisiennes furent donc menées depuis le côté droit, notamment par des déboulés du jeune brésilien : 
    • 9ème minute, Moura récupère le ballon suite à un travail d'Ibra et frappe aux 20 mètres sans opposition (poteau)
    • 10ème minute : depuis l'aile droite, Lavezzi fait un une-deux avec Pastore, se glisse entre Costa et Guardado et marque.
    • 27ème, après un rush de 50 mètres, Moura frappe aux 20 mètres. Arrêt de Guaitan
    • 43ème, Moura fait une feinte, élimine Guardado et centre vers Pastore qui marque.
    • offensivement, l'apport de Guardado fut médiocre, un seul tir, même si paradoxalement sa prestation s'améliora après la pause.
  • Ever Banega fut muselé par le duo de récupérateurs parisiens. Si l'argentin est un bon joueur, il eut toujours soit Matuidi, soit Verratti sur le râble ne put s'exprimer notamment dans sa liaison avec Soldado.
  • la situation côté gauche fut différente. Le latéral (Pereira) demeura très prudent et se contenta d'adresser des centres rentrants depuis les 30-35 mètres. Inoffensif. Feghouli ne parvint pas à prendre le dessus sur Maxwell et se retrouva souvent isolé, Banega ayant tendance à dériver vers Jonas.
Pastore : au-delà de la performance de Moura, le rôle de Pastore fut aussi intéressant. Si défensivement, l'argentin était cantonné sur son côté gauche, il était libre d'errer sur le pré à sa guise, offensivement. C'est ainsi qu'il se trouva à l'origine du but de Lavezzi (à droite), puis sur une remise à l'entrée de la surface sur le même Lavezzi, avant de reprendre le centre de Moura sur le second but. Valence eut beaucoup de mal à contrôler l'argentin, situé toujours entre les lignes. Défensivement, le repli de l'argentin fut suffisant pour contrer les timides (et lentes) offensives de Pereira.

On peut dire que la mi-temps de Valence fut catastrophique : aucun tir cadré face à 5 occasions parisiennes très nettes.

2de mi-temps : évidemment, Valverde ne pouvait pas demeurer sans rien faire. Nelson Valdez et Canales remplaçaient les décevants Banega et Jonas. Valence passait en 4-4-2 même si Canales est un ailier "à la Pastore", un profil de meneur excentré.

Valence trouvait un un jeu plus direct avec quelques centres qui prenaient davantage preneur et quelques ballons en profondeur.

Moura, la principale menace du PSG était remplacé par Chantôme. Sans doute Ancelotti pensait que le français pouvait être plus efficace défensivement que Moura face à Canales. Dans les faits, il est dommage que le PSG n'ait pas pu profiter d'un surnombre sur son côté gauche, l'espagnol étant modérément interessé par son rôle défensif. Valence poussait de plus en plus mais Paris allait louper le coche par Lavezzi, 2 fois, puis par Ibra / Chantôme, jugé hors jeu sur un but.

On semblait s'acheminer vers une victoire facile de Paris, mais Adil Rami donnait de l'espoir aux locaux en réduisant la marque sur un coup de pied arrêté, dans une fin de match mal gérée par le PSG.

Conclusion : Sans conteste, une belle victoire tactique d'Ancelotti sur Valverde défensivement et offensivement. Valence peut-il quand même le faire ? Cela semble peu probable au vu des statistiques (5,3%) de qualification et de son jeu, qui semble très en difficulté face à des équipes pratiquant des contres rapides. A cette aune, même l'expulsion d'Ibrahimovic, qui remet en jeu le rapide Gameiro peut apparaître comme un avantage. Le club "che" devra marquer au moins 2 buts à Paris. Personne n'y est arrivé depuis... Arras (6 janvier) et aucun club en LdC.

Footballistico

samedi 9 février 2013

Valence - Barça : mauvaise nouvelle pour le PSG, le Valence nouveau est arrivé

Depuis le départ de Pellegrino, Valence a changé de visage. La déculottée concédée face au Real ne doit pas masquer l'amélioration générale du jeu des joueurs du levant.

Le match face au Barça était l'occasion de montrer que ce mieux peut aussi être concrétisé face à de grosses écuries.

C'est une mauvaise nouvelle pour le PSG mais les locaux ont parfaitement tenu le choc face à l'armada catalane, peut-être moins fringante depuis Janvier à l'image de son prodige argentin qui est apparu un peu usé. Le nouveau coach Valencien a ainsi remis au goût du jour une spécialité locale : l'animation par les ailes. Le symbole est la titularisation d'Andrés Guardado, souvent en arrière gauche (en lieu et place de l'ancien lyonnais Cissokho). L'autre innovation est le fait de positionner un "vrai" meneur (Banega) derrière l'inamovible Soldado quand Pellegrino préférait un attaquant reculé (souvent Jonas).

Face au Barça, néanmoins, Valverde était prudent en titularisant Guardado et Cissokho pour "tenir" le côté gauche. Banega animait le jeu offensif devant le "double pivot" du 4-2-3-1 composé de Tino Costa et Ruiz, qui possède plus un profil de défenseur central que de milieu reculé.

Le Barça affichait quasiment la même équipe que face au Real, 4 jours plus tôt : Valdès retrouvait sa place de titulaire dans les cages et Mascherano prenait place aux côtés de Piqué en remplacement de Puyol.

1ère mi-temps : Footballistico ne se souvient pas d'une mi-temps cette saison où le Barça fut plus bousculé que ces 45 premières minutes à Mestalla :

  • Défensivement, le schéma de jeu avait tout pour enquiquiner les catalans. Valence n'a pas défendu particulièrement haut mais Ruiz a souvent suivi Messi dans ses déplacements et le dispositif sur les ailes a muselé  a perdu un nombre inhabituel de ballons et Valence réalisé un nombre très élevé d'interceptions (28, chiffre très élevé, dont 7 pour Ruiz). Dani Alves et Pedro furent particulièrement calmes (surtout en première période). Pourtant très sollicités pour remonter le ballon, il furent vite bloqués par les ailiers Valenciens. A noter aussi le nombre important de fautes par les locaux (19) bien au dessus d'un match de Liga normal.
  • Offensivement, la tactique de Valence était de remonter le ballon via les côtés. Plutôt que d'appliquer la tactique madrilène (donner vite en profondeur), les locaux ont préféré une jeu plus en toqué : souvent, Banega offrait un premier relais, avant de distiller un ballon sur Guardado et Bernat. Le mexicain surtout fut particulièrement actif et fit passer une sale soirée à Dani Alvès, qui demeure encore et toujours le maillon faible de la défense catalane.
  • Soldado. L'attaquant Valencien ne fut pas seulement le poison toujours à la limite du hors-jeu (faute de Mascherano et carton), il se décale souvent sur les ailes. Derrière Alba notamment. Les centraux catalans semblaient réticents à le suivre dans ses déplacements et c'est lui qui fit le centre sur le but de Banega.
  • L'égalisation de Messi sur penalty fut presque une anomalie : enfin, l'argentin prenait l'avantage au milieu et effectuait une jolie passe sur Pedro. Le Barça n'avait pas cadré un tir. La seule "occasion" catalane avant cela avait été le coup de tête de Piqué sur un corner. Encore une anomalie.
D'habitude, lorsque leurs adversaires attaquent via les côtés, les blaugranas font descendre Busquets au niveau de ses 2 centraux qui s'écartent. Mais ici Busquets était préoccupé par Banega. Mascherano et Piqué ne voulaient pas quitter Soldado, d'où des problèmes récurrents sur les ailes.
2de mi-temps : Le début de la seconde période fut marqué par la fatigue inévitable de Valence face à la domination catalane. Messi, notamment, commençait à retrouver de la liberté dans son rôle de 9 1/2 pour la meilleure occasion du Barça: un ballon dans la profondeur pour Fabregas.

Face à cette situation, les 2 coachs allaient tenter de réagir :

  • pour Valverde, le plus important était de compenser la fatigue de ses troupes : Banega qui avait beaucoup donné fut remplacé par Canales et Bernat par Piatti peu après l'heure de jeu. 
  • Jordi Roura voulut exploiter la liberté retrouvée de Messi : en faisant entrer Villa à la place de Fabregas, le coach catalan voulait donner de la profondeur à son jeu. Cela faillit marcher même si le buteur catalan est encore trop frêle pour donner sa pleine mesure.
Un des faits marquants de la seconde période fut la domination écrasante par les valenciens du flanc gauche. Les 3 occasions les plus nettes sont venues de ce côté. Sur l'une d'entre elles, Cissokho prend le ballon dans les pieds de Piqué, sur une autre, Guardado s'enfuit après un tacle désespéré d'Alvés. Malheureusement, Valence fut trop maladroit pour exploiter son avantage.

Conclusion : 13 tirs à 6 pour Valence. Le Barça est apparu fatigué et sans inspiration. Un pressing alternatif, des joueurs très en-dessous de leur niveau habituel (Pedro, Xavi) mais un coach qui persiste à les faire jouer (où sont Alcantara, Song, Sanchez ?). Les blaugranas peuvent-ils encore perdre la Liga ? Cela semble incroyable mais avec la victoire de l'Atletico et le calendrier infernal qui attend les catalans (le Real en coupe du Roi, la ligue des champions), les 9 points d'avance paraissent souvent tout petit. Quant à Carlo Ancelotti, il a dû regarder le match et se demande bien quel dispositif il va mettre à droite.

Footballistico

mercredi 11 avril 2007

Ligue des Champions : le continent isolé

Si ce soir (mercredi 11/04), comme c’est assez prévisible, Liverpool parvient à se qualifier face à Eindhoven (il lui suffit de préserver son avantage de 3 buts acquis sur la pelouse du PSV), nous aurons les 3 premiers de la Premier Ligue en Ligue des Champions. Cela risque donc de transformer la prestigieuse compétition européenne en annexe du championnat anglais où les grosses écuries de PremierShip viennent régler leurs comptes. Plutôt que de gloser sur cette razzia des anglo-saxons dans cette compétition ou sur la victoire « à l’étouffée » de Chelsea (prenez une équipe de Valence, harcelez la pendant une heure et demie, faites monter progressivement la température, assaisonnez violemment à la fin : c’est cuit), je préférerais m’attarder sur le score proprement hallucinant de Manchester face à la Roma.

Même l’immense Bastia de Papi avait fait moins bien face au Carl Zeiss Iena. Si les coéquipiers de Giggs ont passé 7 buts à une forteresse italienne présentée comme quasi-imprenable (meilleure défense du Calcio, tradition des défenseurs italiens, rigueur tactique, blablabla), ils font honneur à une tradition britannique bien ancrée aussi connue que le fighting spirit ou le kick & rush, celle du FUck The Bastards Of Latins (FUTBOL en abrégé). Soit en français : "nous jouions déjà au foot que vous tétiez encore vos mères, bandes de tafioles du continent (et particulièrement de sa partie sud)".

Je réprouve naturellement cette "homoxénophobie" mais je ne peux que m’incliner devant cette capacité fabuleuse des anglais à renverser les situations les plus invraisemblables.
Petit rappel :
- finale de Ligue des Champions 1999 (M.U / Bayern Munich) : Manchester est mené 1 – 0 à la fin du temps réglementaire mais l’emporte finalement 2-1 dans un final d’anthologie, 2 buts sur corner à la 90ème et 92ème minute (Sheringham, Solskjear). Les officiels de l’UEFA durent d’urgence changer les rubans qui ornaient la Coupe aux Grandes Oreilles pour l’habiller aux couleurs de M.U. Kuffour est en pleurs et M.U rapporte la coupe à la maison.
- finale de la coupe de l’UEFA 2000 (Liverpool, le Liverpool de Houllier, si, si / Deportivo Alavés). Les anglais prennent rapidement le large (2-0) puis 3-1 après un penalty marqué par McAllister. Le Depor revient à 3-3 en seconde mi-temps mais l’inévitable Fowler permet à Liverpool d’espérer l’emporter…jusqu’à ce que, hell, le fils Cruyff ne remette les équipes à égalité (89ème). Liverpool a mené pendant 75 minutes du temps réglementaire. La prolongation sera disputée jusqu’à la 116ème. Coup franc, paf, détourné par l’un des meilleurs espagnols, Geli, dans son propre but. But en or, c’est la gloire, c’est le titre…
- finale Ligue des Champions 2004 (Liverpool / Milan AC) : après une première mi-temps dominée par les Kaka / Chevchenko (et le but le plus rapide de l’histoire de la ligue des champions inscrit par il signore Maldini), les milanais parviennent à la pause avec un avantage de 3 buts. Insurmontable, jugent les commentateurs et les spectateurs avisés. Un changement tactique et un quart d’heure plus tard dans une deuxième mi-temps belle à pleurer avec un Gerrard en état de grâce, Liverpool avait remonté son handicap face à la « meilleure défense d’Europe ». Avec une victoire au bout du suspense et un Jerzy Dudek protégé par la vierge sur les tentatives désespérées des milanais d’arracher la décision.
- hier soir, donc, avec M.U, qui remet ça et qui met 7 buts à Rome dans un match ébouriffant (mille ans n’auraient pas suffi à Lyon pour en mettre autant). La recette : un pressing incessant, un jeu au large avec des vrais « ailiers » qui ont écartelé la défense italienne et de vrais joueurs surdoués, comme Ronaldo (depuis 6 mois, d’ailleurs, on ne dit plus Cristiano Ronaldo, on dit simplement Ronaldo).

Quelle leçon en tirer pour nos humbles attaquants de L1, emmenés par le valeureux Steve Savidan et ses 13 malheureux buts ? C’est simple : quand on veut attaquer, démolir une défense, lui faire rendre grâce et que l’on a des joueurs de talent, ça marche. Ca peut sans doute casser aussi mais en l’occurrence, je n’ai pas souvenir d’un club anglais ayant subi une telle déculottée en Coupe d’Europe. Alors, à quand un Milan – Lyon se finissant sur un score de 1 à 4 ?

Aristotelicien

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