Affichage des articles dont le libellé est Savidan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Savidan. Afficher tous les articles

dimanche 20 mai 2007

37ème journée : Hexagône

Pauvres Lyonnais ! Déjà réduits à festoyer leur 6ème titre de champion dans un Mercure, ils vont en plus se retrouver affublés lors de la dernière journée du nouveau trophée inauguré par la Ligue : Hexagoal, baptisé par les internautes (plus de 27 000 votes, selon Frédéric Thiriez) face à...Nantes. Les Nantais, eux, devraient être soulagés de ne plus jouer à la Beaujoire pendant 2 mois après cette saison pénible et le débordement de colère d’hier soir (19/05). A la fin de ce pensum horrible offert face à Toulouse, et qui devrait être perdu sur tapis vert, Savinaud, qui est le seul à être resté sur la pelouse pour demander aux supporters de remonter et Da Rocha qui a eu des mots responsables (« j’ai honte pour tous les salariés du club qui vont avoir des problèmes à cause de nous »). Un exemple de dignité...qui ne les sauvera pas. Il est vrai que le FCNA possède des dizaines d’autres joueurs plus talentueux (Oliech, Guillon, Norbert, Stojkovic, ...) et que débarquer les derniers représentants du jeu à la nantaise s’impose donc. Je me demande quand même toujours comment Gripond, Roussillon and co peuvent se regarder dans une glace. A leur place, j’aurais déjà vendu le club au premier Kachkar venu avant de me recycler dans le redressement d’entreprises en difficultés (« les erreurs à ne pas commettre », Editions du Management). Le PSG devient ainsi le club le plus ancien dans l’élite. Triste présage.

Au-delà de ces péripéties trophéo-historiques, la 37ème journée a confirmé les tendances lourdes de notre championnat :

- des buts, des buts et encore des buts (26 au total) mais des attaquants en berne avec l’aigle des Açores en route pour son 3ème sacre. Bien qu’un peu usé, l’aigle, donc, continue à survoler le classement de nos pichichis. Lachuer, lui, reste meilleur passeur. Il y a des traditions comme ça…
- la prime au jeu a récompensé l’OM, qui va disputer la ligue des champions et toucher le pactole associé. De quoi préparer la prochaine saison avec sérénité. Malheureusement, ce mot n’existe pas dans le vocabulaire olympien sauf pour désigner un cocktail à base de Pastis.
- Au contraire, Bordeaux et Lens ont failli faire mourir les spectateurs d’ennui. Pour Bordeaux, c’est une politique assumée. Pour Lens, des soucis à intégrer dans les jolies villes du Nord, des attaquants talentueux, brésiliens notamment.
- Paris a touché ses limites. Après une mi-temps pendant laquelle Troyes a eu un nombre incalculable d’occasions et où la défense s’est fait balader, on a compris que le PSG était à sa place (la 15ème) et que si Furlan avait acheté des lentilles de contact à ses joueurs, le club de l’Aube n’en serait pas là.
- Rennes va échouer au pied du podium, comme d’habitude, ainsi que Toulouse, malgré son match gagné sur tapis vert.

Bref, si l’on excepte la descente de Nantes, tout le reste est du domaine du normal. Rendormez-vous. L’équipe de Footballistico vous réveillera s’il se passe quelque chose d’extraordinaire (Savidan, meilleur buteur ou Metz champion, par exemple).

mercredi 11 avril 2007

Ligue des Champions : le continent isolé

Si ce soir (mercredi 11/04), comme c’est assez prévisible, Liverpool parvient à se qualifier face à Eindhoven (il lui suffit de préserver son avantage de 3 buts acquis sur la pelouse du PSV), nous aurons les 3 premiers de la Premier Ligue en Ligue des Champions. Cela risque donc de transformer la prestigieuse compétition européenne en annexe du championnat anglais où les grosses écuries de PremierShip viennent régler leurs comptes. Plutôt que de gloser sur cette razzia des anglo-saxons dans cette compétition ou sur la victoire « à l’étouffée » de Chelsea (prenez une équipe de Valence, harcelez la pendant une heure et demie, faites monter progressivement la température, assaisonnez violemment à la fin : c’est cuit), je préférerais m’attarder sur le score proprement hallucinant de Manchester face à la Roma.

Même l’immense Bastia de Papi avait fait moins bien face au Carl Zeiss Iena. Si les coéquipiers de Giggs ont passé 7 buts à une forteresse italienne présentée comme quasi-imprenable (meilleure défense du Calcio, tradition des défenseurs italiens, rigueur tactique, blablabla), ils font honneur à une tradition britannique bien ancrée aussi connue que le fighting spirit ou le kick & rush, celle du FUck The Bastards Of Latins (FUTBOL en abrégé). Soit en français : "nous jouions déjà au foot que vous tétiez encore vos mères, bandes de tafioles du continent (et particulièrement de sa partie sud)".

Je réprouve naturellement cette "homoxénophobie" mais je ne peux que m’incliner devant cette capacité fabuleuse des anglais à renverser les situations les plus invraisemblables.
Petit rappel :
- finale de Ligue des Champions 1999 (M.U / Bayern Munich) : Manchester est mené 1 – 0 à la fin du temps réglementaire mais l’emporte finalement 2-1 dans un final d’anthologie, 2 buts sur corner à la 90ème et 92ème minute (Sheringham, Solskjear). Les officiels de l’UEFA durent d’urgence changer les rubans qui ornaient la Coupe aux Grandes Oreilles pour l’habiller aux couleurs de M.U. Kuffour est en pleurs et M.U rapporte la coupe à la maison.
- finale de la coupe de l’UEFA 2000 (Liverpool, le Liverpool de Houllier, si, si / Deportivo Alavés). Les anglais prennent rapidement le large (2-0) puis 3-1 après un penalty marqué par McAllister. Le Depor revient à 3-3 en seconde mi-temps mais l’inévitable Fowler permet à Liverpool d’espérer l’emporter…jusqu’à ce que, hell, le fils Cruyff ne remette les équipes à égalité (89ème). Liverpool a mené pendant 75 minutes du temps réglementaire. La prolongation sera disputée jusqu’à la 116ème. Coup franc, paf, détourné par l’un des meilleurs espagnols, Geli, dans son propre but. But en or, c’est la gloire, c’est le titre…
- finale Ligue des Champions 2004 (Liverpool / Milan AC) : après une première mi-temps dominée par les Kaka / Chevchenko (et le but le plus rapide de l’histoire de la ligue des champions inscrit par il signore Maldini), les milanais parviennent à la pause avec un avantage de 3 buts. Insurmontable, jugent les commentateurs et les spectateurs avisés. Un changement tactique et un quart d’heure plus tard dans une deuxième mi-temps belle à pleurer avec un Gerrard en état de grâce, Liverpool avait remonté son handicap face à la « meilleure défense d’Europe ». Avec une victoire au bout du suspense et un Jerzy Dudek protégé par la vierge sur les tentatives désespérées des milanais d’arracher la décision.
- hier soir, donc, avec M.U, qui remet ça et qui met 7 buts à Rome dans un match ébouriffant (mille ans n’auraient pas suffi à Lyon pour en mettre autant). La recette : un pressing incessant, un jeu au large avec des vrais « ailiers » qui ont écartelé la défense italienne et de vrais joueurs surdoués, comme Ronaldo (depuis 6 mois, d’ailleurs, on ne dit plus Cristiano Ronaldo, on dit simplement Ronaldo).

Quelle leçon en tirer pour nos humbles attaquants de L1, emmenés par le valeureux Steve Savidan et ses 13 malheureux buts ? C’est simple : quand on veut attaquer, démolir une défense, lui faire rendre grâce et que l’on a des joueurs de talent, ça marche. Ca peut sans doute casser aussi mais en l’occurrence, je n’ai pas souvenir d’un club anglais ayant subi une telle déculottée en Coupe d’Europe. Alors, à quand un Milan – Lyon se finissant sur un score de 1 à 4 ?

Aristotelicien

Qui sommes-nous ?

Footballistico est un club d'amis dont le but est d'apporter un regard original et décalé sur le football. Une lampée de tactique, une pincée d'ironie, un peu d'économie du sport, une dose d'histoire et un glaçon de respect pour le rugby et l'Argentine, secouez et c'est parti pour un blog à la fois populaire et élitiste.

Suivez nous aussi sur Twitter (footballistico)