lundi 7 février 2011

Inter - Roma : 4-3-1-2 vs 4-3-1-2 = un spectacle incroyable

Oubliez les rigolos qui vous disent que la Premier League est le meilleur championnat du monde.Méprisez ceux qui vous mentionneront comme match référence à 8 buts du week-end le médiocre Newcastle - Arsenal. Le championnat le plus passionnant à l'heure actuelle se trouve de l'autre côté des Alpes : il est disputé, indécis et au moins 7 équipes (Milan, Inter, Naples, Udinese, Roma, Lazio et Palerme) proposent un jeu construit et alléchant. Chacune d'entre elles (à l'exception peut-être de la Roma, depuis la semi retraite de Totti) possède au moins dans ses rangs un joueur "fuoriclasse" (respectivement Ibra, Sneijder, Cavani, Sanchez, Hernanes et Pastore), des dispositifs tactiques hétérogènes et originaux (footballistico est particulièrement fan du 3 - 4 - 3 de Naples mais le 3 - 5 - 2 d'Udinese n'est pas mal non plus) et d'entraîneurs que ne rebute pas la science tactique et, même, pourquoi pas, l'attaque.

En 1 an, donc, l'Inter est passé d'une mentalité souvent attentiste allié à un killer instinct en contre (Mourinho) à un Leonardo qui a décidé de jouer l'offensive, parfois à tout va. La Roma a dû digérer un Totti vieilli et a confié les clés du jeu offensif à Jérémy Menez. Les 2 équipes avaient donc le même dispositif et des similitudes dans le jeu parfois troublantes même si le style d'animation offensive ne saurait être plus différent.

- les 3 de la Roma (Borriello, Vucinic et Menez) permutent sans arrêt et jouent avec une fluidité assez impressionnante. Mais la plupart du temps, ces 3 là étaient seuls (suffisant parfois pour semer la panique dans l'arrière garde milanaise). Simplicio et le latéral droit Cassetti étaient les seuls à venir parfois leur prêter main forte.
- au contraire, l'Inter attaque plus en nombre (les latéraux, Maicon et Zanetti ainsi que Kharja se mêlent plus souvent au jeu offensif mais les 3 de devant (Sneidjer, Eto'o et Pazzini) évoluent dans des positions plus immuables. Seul Eto'o possédait la licence de tourner autour de son avant-centre.
- les 2 équipes faisaient également montre d'une étonnante faiblesse au niveau du 6. La réponse tactique évidente face à Menez / Sneijder est de positionner un "destructeur" assez bas afin d'annihiler leur apport offensif. De ce côté, ni De Rossi, ni Thiago Motta ne sont dignes d'un bon Makélélé pendant sa période de gloire et cela s'est vu pour notre plus grand plaisir. A ce titre, l'ouverture du score à la 3ème minute laisse rêveur, Sneijder est tous seul à l'orée de la surface et dispose de tout son temps pour ajuster sa (jolie) frappe.

La différence entre les 2 équipes allait se résumer à peu de chose : le tetraquista, l'homme-clé du dispositif est un joueur de classe internationale à l'Inter,qui exploita merveilleusement les ballons qu'il eut (1 but, 1 passe décisive et 2 avant-dernière passes, le tout en 70 minutes). Menez de son côté combina très bien mais le français ne se montra jamais décisif et il ne fut impliqué sur aucun des 3 buts romains.

A 3 - 1, l'expulsion de Burdisso allait précipiter le match, déjà très plaisant vers les rives de l'insolite. A noter, les choix de coaching de Claudio Ranieri, qui décida de sacrifier un Menez, déjà marqué physiquement, par un arrière central (logique) mais surtout ses 2 milieux latéraux (Simplicio et Perrotta) par des hommes frais. Ce choix allait redonner l'énergie à la Roma qui même menée 4 - 1, allait trouver les ressources pour revenir à 4 - 3 (sur 2 coups de pied arrêtés), avant qu'Eto'o (excellent hier) donne une offrande au méritant Cambiasso.

Les 2 équipes ont fait honneur hier à la Lega Calcio : qui a dit que le football italien était truqueur, ennuyeux et qu'il privilégiait systématiquement la défense ? Avis aux amateurs : les 2 adversaires d'hier sont en 8ème de la Ligue des Champions (face à Munich et à Donetsk). Toute absence  devant la TV ces soirs là serait impardonnable : comme punition un "replay" imposé OL - Girondins d'hier soir...

Footballistico

jeudi 6 janvier 2011

Arsenal - Manchester City : un remake de Barça -Inter ?

Les 2 équipes se présentaient sur la pelouse de l'Emirates Stadium, remplies d'une confiance que donne de belles victoires sur Chelsea et Birmingham pour les locaux et la place de dauphin pour les mancuniens.

- "Arsénal" Wenger avait choisi de reconduire sa nouvelle équipe type.Van Persie en pointe, n'hésitant pas à décrocher, Nasri à gauche et Walcott à droite. Si les gunners affichaient donc leur 11 majeur, les citizens en revanche avaient adapté leurs dispositif à leur adversaire et ce, de 3 façons :

- Mancini avait adopté une tactique hésitant entre le 4 - 4 - 2 et le 4 - 3 - 2 - 1 avec un duo d'attaque Tevez / Jô même si le brésilien jouait plutôt à gauche en tentant de bloquer Gaël Clichy lors des phases défensives. A noter que le grand brésilien était aussi supposé jouer sur l'une des faiblesses d'Arsenal : le jeu aérien. L'objet était d'apporter du support à Tevez sans trop dégarnir la ligne défensive de son équipe (cf. point suivant)
- un dispositif très défensif : Milner assez bas, comme ailier droit + 3 milieux à vocation défensive,
- Yaya Touré, principal maître à jouer des Citizens positionné très bas, aux côtés de Nigel De Jong, ce qui laissait augurer d'une volonté de relancer et d'organiser de très loin.

Première mi-temps :
De fait, le match fut très en faveur des gunners, qui d'entrée donnèrent un rythme très élevé au match face à des citizens qui s'organisaient pour laisser passer l'orage. La tactique de Mancini : défendre bas et contre-attaquer vite ou via de longs ballons aériens ne fonctionna que médiocrement. Tevez était trop isolé. Il ne trouva que rarement ses co-équipiers dans les zones dangereuses et eut tendance à décrocher pour venir chercher le ballon. Problème insoluble, alors : comment constituer une menace sur la cage Fabianski quand tout le monde est à 40 mètres du but ? En 90 minutes, Manchester City n'allait pas réussir à cadre un seul tir. Seul Yaya Touré parvint, grâce à quelques raids, à semer la panique dans l'arrière-garde des locaux.

Face à cette muraille, les gunners allaient beaucoup combiner mais, à l'exception, notable, de Van Persie, assez peu tenté leur chance. Le hollandais semble peut-être un peu personnel mais fut le seul à frapper plus d'une fois au but. Les gunners ont globalement manqué de réussite (2 poteaux) mais sont surtout tombé sur une excellente défense des Citizens. Zabaleta (qui a rapidement mis Walcott sous l'éteignoir), Kolo Touré et Kompany ont globalement réalisé une excellente partie.

Seconde mi-temps : 

Elle repartit sur les mêmes base que la première mais avec des gunners moins menaçants même si leur possession de balle montait encore.
Les joueurs d'Arsenal fatiguaient petit à petit et Arsène Wenger allait effectuer des changements (Arshavin pour Walcott), Brentdner pour Wilshere, surtout) qui montrait sa volonté de gagner la rencontre. Malheureusement, aucun des 2 entrants n'allait apporter grand chose, Arshavin n'ayant pas assez d'espace sur le côté et le danois, excentré n'allait pas pouvoir s'exprimer.

0 - 0 : Mancini obtenait ce qu'il était venu chercher. Mais, on se demande encore si la tactique que pratique City face aux "gros" de premier league, n'est pas plus digne d'un promu, qui cherche le maintien, que d'un vrai cador.

Côté Arsenal, cette partie montre aussi l'une des limites des pensionnaires de l'Emirates (au moins dans la configuration d'hier) : lorsque le jeu de passes courtes au centre ne fonctionne pas, comme hier, l'équipe n'a pas de plan B : médiocre sur les coups de pied arrêté, avec des latéraux qui ont du mal à offrir une alternative "écartée", Arsenal est à la merci d'équipe très défensives.

En tout cas, Manchester United est le grand gagnant de la journée d'hier puisque tous ses rivaux se sont neutralisés ou ont perdu.

Footballistico

dimanche 2 janvier 2011

Bilan 2010 - 2011 : commentaires et anticipation

Puisque le début de l'année est traditionnellement le moment de faire une pause pour réfléchir sur la période qui vient de s'écouler, Footballlistico sacrifie à cette tradition. Nous en avons profité également pour livrer nos pronostics pour la fin de saison qui s'annonce dans les grands championnats européens.

France : L'un des championnats les plus illisibles. Tour à tour, on a eu 9 leaders. Pourtant, les 2 équipe qui virent en tête (de peu) à la pause sont celles qui possèdent des coachs qui croient en leur système et qui ne l'ont que peu retouché : Garcia et Koumbouaré. Les 2 entraîneurs ont peaufiné leurs 4-3-3 et 4-4-2 respectifs en choisissant leurs joueurs en fonction. Derrière, Lyon et Marseille cherchent toujours la bonne formule. Lyon l'aurait-il trouvé avec un 4 -3-3 qui associe Gomis et Lisandro et relègue Gourcuff sur le banc au profit de Makoun, Kalström et Toulalan ?
Le pronostic de Footbetllistico : Lille devant Lyon

Angleterre : modérément plus ouvert que les saisons précédentes, cette saison de premier league voit surtout l'avènement de Manchester City et de Tottenham dans les gros bras pendant que Liverpool, sauf invraisemblable renversement de situation, les a quittés. On ne parle plus de "big four", please. Les clubs anglais possèdent aussi une hétérogénéité tactique et technique parmi les plus fortes en Enrope. Quoi de commun entre le jeu léché, qui vise quasi systématiquement à passer par le centre d'Arsenal aux actions rapides de Manchester sur les ailes ou à la puissance de Chelsea ? En termes de nouveauté tactique, Footballistico a aimé le 4-2-3-1 très fluide d'Arsenal au milieu avec Wilshere et Song (les 2 milieux) et Fabregas (le centre du 3) changeant sans cesse de position devant -derrière, etc. Si Arsenal parvient à mieux négocier ses temps faibles et notamment sa défense sur coup de pied arrêté, ça pourrait faire mal.
Le pronostic de Footbetllistico : Manchester United devant Arsenal

Espagne : Que dire ? Dans le championnat le plus déséquilibré d'Europe, aucune équipe ne peut rivaliser avec Barça / Real. Une éclaircie dans ce triste monde : Villareal. Le club du levant prouve que le 4-4-2 même pratiqué avecdes joueurs réprouvés (Nilmar, l'ancien lyonnais...) n'est pas uniquement une tactique pour les nostalgiques d'Arrigo Sacchi mais peut aussi être efficace.

Le pronostic de Footbetllistico : Villareal, 3ème devant Valence.

Italie : même si les meilleurs joueurs du monde ne jouent plus en Italie, le Lega Calcio reste le championnat le plus innovant en terme tactique. D'ailleurs, les entraîneurs italiens sont devenus l'un des meilleurs produits d'exportation après les pâtes et les produits de luxe. La preuve, Naples est second avec son 3 - 4 - 3. Les autres ? L'Inter est à la ramasse, la Juve se reconstruit et la Roma merdouille. Le Milan a construit une nouvelle muraille défensive en laissant Ibrahimovic seul en pointe et en mettant dehors les artistes (Beckham, Ronaldinho en attendant Pato). Sinon, la Lazio, avec Hernanes peut envisager un truc.

Le pronostic (risqué) de Footbetllistico : Naples devant le Milan

Voila : bonne année à tous. Beaucoup de bons matches et lisez-nous nombreux.

Footballistico

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