En langage journalistique, un marronnier, c'est un sujet récurrent qui permet de meubler l'espace éditorial (temps, pagination) pendant les périodes pauvres en actualité. Le fameux "niveau" de la L1. Pour les médias, c'est du pain béni : des débats sans fin, pas besoin de vraiment les étayer et si par hasard un fait semble lui donner du corps (par exemple, Brest leader de L1), alors c'est la certitude d'obtenir l'assentiment du téléspectateur. Donc, si l'on comprend bien, le niveau est médiocre, d'ailleurs tous les clubs se valent et puis le spectacle est vraiment nul. En fait ce constat recouvre 2 réalités bien différentes que nous nous efforçons d'élucider ci-après :
1er constat : le niveau est nul et conséquemment onze fait chier (ouarf).
2d constat : le niveau est trop homogène est onze fait chier.
Comment se prononcer sur ces 2 constats : par l'examen des statistiques, notamment sur les compétitions européennes et la comparaison avec les autres grands championnats (Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie).
1er constat : le niveau est nul. Il existe 2 indicateurs permettant d'objectiver simplement cet énoncé :
1 - l'indice UEFA de la France. Objectif mais limité car il ne prend en compte que les performances des 5/6 meilleures équipes de chaque championnat. Il a l'avantage d'offrir un historique profond (depuis 1960). La France est actuellement 5ème (derrière les 4 autres grands pays occidentaux) mais cette place correspond plutôt à un grand cru historique puisque pendant toute les décennies 60, 70 et 80, la France oscillait entre 10ème et 20ème place. Notre pays a connu une période de grâce, au début des années 90 (Marseille 93, PSG 95) mais depuis cet accident, la place du foot hexagonal est étonnamment stable. Il peut y avoir des accidents (comme en 2006-2007) mais globalement, quand on lisse les performances des clubs français sur 5 ans (comme le fait l'UEFA), peu de risque de se voir dépassé par l'Ukraine, le Portugal ou la Russie...et peu de chance de rattraper l'Allemagne ou l'Italie. Stabilité donc et pas d'effondrement.
2 - Le nombre de buts marqués. C'est un fait, notre championnat est plutôt pauvre en buts (2,25 sur la décennie 2000 - 2010) même par rapport à l'Italie, pays des pâtes et du catenaccio. Il est cependant difficile d'y voir seulement l'influence de la "qualité" d'un championnat par rapport à la culture tactique d'un pays. A titre de contre-exemple, l'Allemagne domine ce classement de la tête et des épaules (2,85) mais elle est seulement 4ème au fameux indice UEFA. Il ne faut tout de même pas se voiler la face, l'absence des meilleurs attaquants dans notre championnat possède une influence sur ce chiffre.
Enfin,d'une façon plus qualitative, ceux qui regardent de temps à autre le championnat italien ou Espagnol comprendront que le spectacle n'est pas forcément champagne de l'autre côté des Alpes et des Pyrénées. (triste Lazio - Roma ou Inter - Milan).
2d constat : le niveau est trop homogène. Révoltés par la présence de Brest en tête du championnat, les commentateurs s'en sont donnés à cœur joie : tous nuls, que font-ils de tout l'argent que leur donne la télé, etc. En fait, plusieurs remarques s'imposent :
- d'une part, la situation est ancienne : la France a traditionnellement un championnat où le leader marque peu de points. Lyon, même pendant sa période d'euphorie, a ramené 2 titres à moins de 2 points par match. A titre de comparaison, le Barça et le Real ont marqué 2,6 points par match la saison dernière.
- il est exact que le niveau d'hétérogénéité sur les 10 dernières années épouse assez bien l'indice UEFA (1er : Premier League, puis au coude à coude Liga et Calcio, Bundesliga et Ligue 1)...
...et la répartition des droits TV. Plus la répartition est inégale, plus, logiquement, les "grands" clubs se baladent. A un système encore relativement équitable en Allemagne et en France (ratio de 1 à 4 entre premier et dernier de première division), l'Espagne et l'Italie préfèrent une franche injustice sportive. Les 2 grands de la Liga négocient directement leurs droits. Résultats, le Real et le Barça ont touché 140 millions pendant la saison 2009-2010, Xerez, 12 millions...
- mais on arrive à un paradoxe : comment intéresser les téléspectateurs à un championnat trop déséquilibré même si cet élitisme est le garant de bonnes performances de 3/4 grands clubs sur la scène européenne ? L'Espagne a répondu, les recettes TV du Barça et du Real vont baisser en 2011...
En conclusion, on peut dire que la situation dénoncée par les commentateurs est à la fois ancienne et à moitié fausse : depuis lors, Brest a perdu sa place de leader, Lille a pris le pouvoir et parmi les 6 premiers, seul Montpellier fait office de "petit". Les vrais sujets : moins de revenus pour les clubs français issus des "matchdays" et des droits dérivés, une culture tactique qui privilégie les joueurs physiques et le contre. Tout cela serait trop compliqué pour le Canal Football Club. Heureusement, l'autre sujet favori du CFC : "pourquoi les arbitres français sont nuls" est lui inépuisable.
Footballistico
jeudi 25 novembre 2010
mardi 9 novembre 2010
PSG - OM : des bouchons et du champagne
Mine de rien, en 2 semaines, le PSG a battu le champion de France en titre, son dauphin (l'OL en Coupe de la Ligue) et a tenu tête au leader de la Bundesliga.
Dimanche soir, le PSG a mérité sa victoire face à un OM un peu atone, qui s'était fait choper dans un bouchon sur le périph'.
L'équipe parisienne se présentait dans son 4-4-2 désormais bien connu, avec Chantôme devant Makélélé, Néné et Giuly sur les ailes. L'OM aussi était dans son dispositif de prédilection : en 4-3-3, avec Lucho, à droite, Rémy et Valbuena encadrant Gignac.
1ère mi-temps :
Dès le début du match, le PSG mettait une pression intense par les 4 joueurs de devant souvent épaulés par Chantôme. Le résultat n'allait pas tarder à se faire sentir. Après une première escarmouche de Giuly sur un ballon perdu de Kaboré, la situation allait se cristalliser dès la 9ème minute, Taïwo redonnait une seconde chance à Chantôme qui glissait à Néné sur le côté gauche : tir. Mandanda laissait échapper le ballon sur la chaussure d'Erding, but. 10 minutes plus tard, Diawara dégageait un ballon plein axe sur Hoarau, un joli une-deux en cloche avec Néné et l'avant-centre parisien rompait avec sa période de doute : 2 - 0.
Mais, 4 minutes plus tard, sur une belle passe en profondeur de Lucho, Gignac centrait et Edel contrait le ballon pour Lucho, qui avait suivi : 2 - 1. On pensait que l'on se dirigeait vers un clasico un peu fou et l'on pestait (ou l'on jubilait, c'est selon) sur l'incapacité du PSG à conserver un score. Mais les 2 équipes, un peu épuisées, s'en tenaient là, malgré un très bon tir de Gignac dans les arrêts de jeu.
Pour l'essentiel, Paris s'en était tenu à son plan de jeu : contrer l'OM très haut et passer par les côtés, en profitant de la bonne entente Jallet / Giuly et Tiéné / Néné (à croire que Kombouaré fait des allitérations quand il compose son équipe). L'OM semblait dans l'incapacité d'écarter le jeu et de faire le lien avec leurs attaquants, à la sensible exception de Lucho.
2ème mi-temps :
Tirant les leçons de la première période, Didier Deschamps changeait son dispositif : il faisait entrer Abriel à la place de Kaboré et passait en 4-2-3-1, Lucho prenant le rôle de N°10 derrière Gignac et Cheyrou reculant légèrement pour former le "2" défensif. La possession de balle allait devenir marseillaise mais elle demeurait stérile. En fait, on pourrait arguer que l'OM se montrait moins dangereux pendant cette période. Les parisiens étant descendus d'un cran, Lucho la menace n'avait plus le recul nécessaire pour distiller ses ballons et se retrouvait à la lutte au centre avec Makélélé et Chantôme. Les marseillais n'arrivaient toujours pas à prendre les ailes mais tentaient de dominer le milieu du terrain avec Valbuena, Cheyrou et Lucho. Kombouaré allait donc densifier son milieu de terrain en remplaçant Erding par Bodmer. Paris se retrouvait alors en 4-3-2-1 et pouvait se permettre de jouer à la passe à 10 au milieu du terrain. Néné rendait fou Azpilicueta, puis Diawara. Deschamps tentait alors un ultime coup de poker en passant en 4-4-2 losange, avec Brandao s'affichant au côté de Gignac, et Ayew prenant le côté droit. Deschamps espérait ainsi poser des problèmes à l'arrière garde parisienne (2 attaquants / 2 défenseurs centraux) mais les latéraux parisiens ont alors bien coulissé pour créer le surnombre défensif pendant que les milieux parisiens bloquaient de toute façon les transmissions vers l'avant.
En dépit d'une bonne occase en toute fin de match par Ayew, Paris tenait sa victoire. La critique de la voirie parisienne pouvait commencer.
Au delà des bouchons, que conclure de cette soirée ?
L'OM effectue souvent des parties à "éclipse", ratant une mi-temps avant de revenir (Lille, Valenciennes). Hier, encore, leur entame fut catastrophique. Certes, Paris a plutôt bien joué le coup mais les ballons perdus ne sont pas tous dus à un pressing intense. Surtout, comme le disait Elie Baup après le match, l'OM ne semble pas avoir trouvé de dispositif adapté à ses joueurs offensifs. En 4-3-3, Remy a du mal à prendre les ailes mais n'a pas de profondeur. Visiblement, Valbuena et Remy ont du mal à combiner avec Gignac au centre et, en dépit des promesses d'Azpilicueta, Bonnard manque cruellement.
Face à une équipe désireuse de faire le jeu (mais incapable de le prendre à son compte), le dispositif de Paris a pu donner sa pleine mesure. Surtout, que les 2 latéraux de l'OM, apeurés par le rythme et la technique de leurs opposants directs, n'ont quasiment jamais apporté le danger (Azpilicueta : 2 centres). Paris doit maintenant se concentrer sur les équipes qui tentent le contre (à la Auxerre) pour tenter de gagner ces matches où le rythme et le pressing ne servent pas à grand chose face à une équipe repliée.Un gros plus hier, dans le dispositif parisien en seconde mi-temps : Paris a su gérer la domination marseillaise en reculant d'un cran sans paniquer et en modifiant sa tactique pour conserver une possession du ballon.
Koumbouinho ?
Dimanche soir, le PSG a mérité sa victoire face à un OM un peu atone, qui s'était fait choper dans un bouchon sur le périph'.
L'équipe parisienne se présentait dans son 4-4-2 désormais bien connu, avec Chantôme devant Makélélé, Néné et Giuly sur les ailes. L'OM aussi était dans son dispositif de prédilection : en 4-3-3, avec Lucho, à droite, Rémy et Valbuena encadrant Gignac.
1ère mi-temps :
Dès le début du match, le PSG mettait une pression intense par les 4 joueurs de devant souvent épaulés par Chantôme. Le résultat n'allait pas tarder à se faire sentir. Après une première escarmouche de Giuly sur un ballon perdu de Kaboré, la situation allait se cristalliser dès la 9ème minute, Taïwo redonnait une seconde chance à Chantôme qui glissait à Néné sur le côté gauche : tir. Mandanda laissait échapper le ballon sur la chaussure d'Erding, but. 10 minutes plus tard, Diawara dégageait un ballon plein axe sur Hoarau, un joli une-deux en cloche avec Néné et l'avant-centre parisien rompait avec sa période de doute : 2 - 0.
Mais, 4 minutes plus tard, sur une belle passe en profondeur de Lucho, Gignac centrait et Edel contrait le ballon pour Lucho, qui avait suivi : 2 - 1. On pensait que l'on se dirigeait vers un clasico un peu fou et l'on pestait (ou l'on jubilait, c'est selon) sur l'incapacité du PSG à conserver un score. Mais les 2 équipes, un peu épuisées, s'en tenaient là, malgré un très bon tir de Gignac dans les arrêts de jeu.
Pour l'essentiel, Paris s'en était tenu à son plan de jeu : contrer l'OM très haut et passer par les côtés, en profitant de la bonne entente Jallet / Giuly et Tiéné / Néné (à croire que Kombouaré fait des allitérations quand il compose son équipe). L'OM semblait dans l'incapacité d'écarter le jeu et de faire le lien avec leurs attaquants, à la sensible exception de Lucho.
2ème mi-temps :
Tirant les leçons de la première période, Didier Deschamps changeait son dispositif : il faisait entrer Abriel à la place de Kaboré et passait en 4-2-3-1, Lucho prenant le rôle de N°10 derrière Gignac et Cheyrou reculant légèrement pour former le "2" défensif. La possession de balle allait devenir marseillaise mais elle demeurait stérile. En fait, on pourrait arguer que l'OM se montrait moins dangereux pendant cette période. Les parisiens étant descendus d'un cran, Lucho la menace n'avait plus le recul nécessaire pour distiller ses ballons et se retrouvait à la lutte au centre avec Makélélé et Chantôme. Les marseillais n'arrivaient toujours pas à prendre les ailes mais tentaient de dominer le milieu du terrain avec Valbuena, Cheyrou et Lucho. Kombouaré allait donc densifier son milieu de terrain en remplaçant Erding par Bodmer. Paris se retrouvait alors en 4-3-2-1 et pouvait se permettre de jouer à la passe à 10 au milieu du terrain. Néné rendait fou Azpilicueta, puis Diawara. Deschamps tentait alors un ultime coup de poker en passant en 4-4-2 losange, avec Brandao s'affichant au côté de Gignac, et Ayew prenant le côté droit. Deschamps espérait ainsi poser des problèmes à l'arrière garde parisienne (2 attaquants / 2 défenseurs centraux) mais les latéraux parisiens ont alors bien coulissé pour créer le surnombre défensif pendant que les milieux parisiens bloquaient de toute façon les transmissions vers l'avant.
En dépit d'une bonne occase en toute fin de match par Ayew, Paris tenait sa victoire. La critique de la voirie parisienne pouvait commencer.
Au delà des bouchons, que conclure de cette soirée ?
L'OM effectue souvent des parties à "éclipse", ratant une mi-temps avant de revenir (Lille, Valenciennes). Hier, encore, leur entame fut catastrophique. Certes, Paris a plutôt bien joué le coup mais les ballons perdus ne sont pas tous dus à un pressing intense. Surtout, comme le disait Elie Baup après le match, l'OM ne semble pas avoir trouvé de dispositif adapté à ses joueurs offensifs. En 4-3-3, Remy a du mal à prendre les ailes mais n'a pas de profondeur. Visiblement, Valbuena et Remy ont du mal à combiner avec Gignac au centre et, en dépit des promesses d'Azpilicueta, Bonnard manque cruellement.
Face à une équipe désireuse de faire le jeu (mais incapable de le prendre à son compte), le dispositif de Paris a pu donner sa pleine mesure. Surtout, que les 2 latéraux de l'OM, apeurés par le rythme et la technique de leurs opposants directs, n'ont quasiment jamais apporté le danger (Azpilicueta : 2 centres). Paris doit maintenant se concentrer sur les équipes qui tentent le contre (à la Auxerre) pour tenter de gagner ces matches où le rythme et le pressing ne servent pas à grand chose face à une équipe repliée.Un gros plus hier, dans le dispositif parisien en seconde mi-temps : Paris a su gérer la domination marseillaise en reculant d'un cran sans paniquer et en modifiant sa tactique pour conserver une possession du ballon.
Koumbouinho ?
Libellés :
bouchons périphérique,
Clasico,
Deschamps,
Erding,
Hoarau,
Koumbouaré,
Lucho
jeudi 28 octobre 2010
Footballistico a vu le futur : il s'appelle Antoine Griezmann
Encouragé par un buzz tenace, Footballistico s'est collé devant sa télé lundi soir (25/10) pour voir (pensions-nous) un pensum : Real Sociedad - Deportivo La Corogne, 2 mal classés de Liga. Et bien on est ressorti tout éblouis et on n'oubliera pas ce match de sitôt, tant le jeune Antoine a éclaboussé la rencontre de sa classe.
Les 2 clubs jouaient chacun en 4 - 2 - 3 - 1. Coïncidence de la soirée, les 2 postes d'ailier gauche étaient tenus par 2 français :Yves Desmarets (?) et Antoine Griezmann, donc. L'équipe de la Real Sociedad aime bien tripoter le ballon avec un très bon meneur axial Xavi Prieto, 2 latéraux assez offensifs (De La Bella et Martinez) et les ailiers. Il est vrai que le Depor, en face, semblait plus inoffensif.
La première mi-temps du français fut sérieuse mais plutôt discrète. Il est vrai que la Real ouvrit rapidement le score (17ème). De La Bella centrait pour Llorente, tête, but. Pendant le reste de la première mi-temps, le club de Saint Sébastien allait donc hésiter sur la conduite à tenir : défendre ou enfoncer le clou.
A la mi-temps, Desmarets était sacrifié au profit de Riki, un deuxième attaquant pour le Depor. Et les galiciens étaient tout prêts de revenir au score par ce même Riki mais Claudio Bravo empêchait l'égalisation. La période Griezmann pouvait commencer. Ce fut tout d'abord une petite passe en cloche pour De La Bella dans le mouvement. Puis une reprise de volée sur un centre de Martinez.
Il marquait de la tête ensuite, sur un autre centre de Prieto, avant de s'enfoncer dans la voiture d'un sponsor (Antoine est sérieux et profite des temps morts pour réviser son code qu'il passe en ce moment). Il s'arracha enfin pour récupérer un ballon dans la surface et placer une frappe au ras de la lucarne.
A la 82ème, Griezmann sortait sous les acclamations du stade d'Anoeta avant que son remplaçant, Aguiretxe, n'achève le Depor.
Que conclure de cette prestation où Griezmman a régné seul en maître sur le terrain pendant 25 minutes de feu ?
- l'avantage numérique au milieu du terrain en seconde mi-temps a servi le jeu basque, une fois l'orage passé, notamment sur les côtés
- Griezmann, à 19 ans, est l'un des 2 dépositaires du jeu de la Real. On ne s'émerveille pas lorsqu'il réussit une passe. On est déçu lorsqu'il ne prend pas l'animation à son compte,
- Parmi les jeunes français champions d'Europe des moins de 19 ans en 2010 (face à l'Espagne s'il vous plaît), il y a 3 catégories de joueurs : les lyonnais (Pied, Faure, Grenier, Tafer, Reale), les stars de premier league (Kakuta, Sunu, Mavinga) et Antoine Griezmann. Les premiers jouent épisodiquement dans une équipe médiocre. Les seconds ne jouent pas. Antoine joue tous les matches.
- L'échec de la formation à la française ? Griezmann s'est fait recruter par les scouts de le Real Sociedad à 13 ans, alors qu'il était jugé trop fluet pour être footballeur pro par les centres de formation français. Le fait qu'on puisse jauger le gabarit d'un joueur dès 13 ans plonge Footballistico dans des abîmes de perplexités mais au delà de ça, les joueurs costauds et rapides c'est bien mais d'autres qualités devraient sans doute être prises en compte. En gros, la France est très bien pour détecter des Vieira et des Diaby mais chez nous, Messi serait livreur de pizzas et Iniesta barman.
- Enfin, si vous êtes un jeune joueur kinenveut, il vaut mieux choisir un club moyen, plutôt familial et qui fait confiance à ses jeunes. Lundi soir, 5 titulaires étaient issus de la cantera de la Real.
- La vie d'un jeune footeux expatrié est plutôt triste. Comme le confie, Antoine : "au début, c'était dur, je pleurai presque tous les soirs tout seul dans mon lit". Ben, mon pôv vieux. Ça n'étonne plus si certains se mettent en grève.
Quel avenir pour Griezmann ? La question est de savoir s'il pourra survivre dans un club plus prestigieux, dans un monde moins familial, où la confiance et le temps sont en quantité illimitée. Benzema au Real ou Nasri à Arsenal ? L'avenir le dira. Mais Footballistico a choisi son camp.
Notre pari : Blanc le sélectionne au dernier moment pour l'Euro 2012. Il marque en finale face à l'Espagne. C'est le titre, c'est la gloire...
Bonne chance, Antoine, Footballistico te suivra.
Les 2 clubs jouaient chacun en 4 - 2 - 3 - 1. Coïncidence de la soirée, les 2 postes d'ailier gauche étaient tenus par 2 français :Yves Desmarets (?) et Antoine Griezmann, donc. L'équipe de la Real Sociedad aime bien tripoter le ballon avec un très bon meneur axial Xavi Prieto, 2 latéraux assez offensifs (De La Bella et Martinez) et les ailiers. Il est vrai que le Depor, en face, semblait plus inoffensif.
La première mi-temps du français fut sérieuse mais plutôt discrète. Il est vrai que la Real ouvrit rapidement le score (17ème). De La Bella centrait pour Llorente, tête, but. Pendant le reste de la première mi-temps, le club de Saint Sébastien allait donc hésiter sur la conduite à tenir : défendre ou enfoncer le clou.
A la mi-temps, Desmarets était sacrifié au profit de Riki, un deuxième attaquant pour le Depor. Et les galiciens étaient tout prêts de revenir au score par ce même Riki mais Claudio Bravo empêchait l'égalisation. La période Griezmann pouvait commencer. Ce fut tout d'abord une petite passe en cloche pour De La Bella dans le mouvement. Puis une reprise de volée sur un centre de Martinez.
Il marquait de la tête ensuite, sur un autre centre de Prieto, avant de s'enfoncer dans la voiture d'un sponsor (Antoine est sérieux et profite des temps morts pour réviser son code qu'il passe en ce moment). Il s'arracha enfin pour récupérer un ballon dans la surface et placer une frappe au ras de la lucarne.
A la 82ème, Griezmann sortait sous les acclamations du stade d'Anoeta avant que son remplaçant, Aguiretxe, n'achève le Depor.
Que conclure de cette prestation où Griezmman a régné seul en maître sur le terrain pendant 25 minutes de feu ?
- l'avantage numérique au milieu du terrain en seconde mi-temps a servi le jeu basque, une fois l'orage passé, notamment sur les côtés
- Griezmann, à 19 ans, est l'un des 2 dépositaires du jeu de la Real. On ne s'émerveille pas lorsqu'il réussit une passe. On est déçu lorsqu'il ne prend pas l'animation à son compte,
- Parmi les jeunes français champions d'Europe des moins de 19 ans en 2010 (face à l'Espagne s'il vous plaît), il y a 3 catégories de joueurs : les lyonnais (Pied, Faure, Grenier, Tafer, Reale), les stars de premier league (Kakuta, Sunu, Mavinga) et Antoine Griezmann. Les premiers jouent épisodiquement dans une équipe médiocre. Les seconds ne jouent pas. Antoine joue tous les matches.
- L'échec de la formation à la française ? Griezmann s'est fait recruter par les scouts de le Real Sociedad à 13 ans, alors qu'il était jugé trop fluet pour être footballeur pro par les centres de formation français. Le fait qu'on puisse jauger le gabarit d'un joueur dès 13 ans plonge Footballistico dans des abîmes de perplexités mais au delà de ça, les joueurs costauds et rapides c'est bien mais d'autres qualités devraient sans doute être prises en compte. En gros, la France est très bien pour détecter des Vieira et des Diaby mais chez nous, Messi serait livreur de pizzas et Iniesta barman.
- Enfin, si vous êtes un jeune joueur kinenveut, il vaut mieux choisir un club moyen, plutôt familial et qui fait confiance à ses jeunes. Lundi soir, 5 titulaires étaient issus de la cantera de la Real.
- La vie d'un jeune footeux expatrié est plutôt triste. Comme le confie, Antoine : "au début, c'était dur, je pleurai presque tous les soirs tout seul dans mon lit". Ben, mon pôv vieux. Ça n'étonne plus si certains se mettent en grève.
Quel avenir pour Griezmann ? La question est de savoir s'il pourra survivre dans un club plus prestigieux, dans un monde moins familial, où la confiance et le temps sont en quantité illimitée. Benzema au Real ou Nasri à Arsenal ? L'avenir le dira. Mais Footballistico a choisi son camp.
Notre pari : Blanc le sélectionne au dernier moment pour l'Euro 2012. Il marque en finale face à l'Espagne. C'est le titre, c'est la gloire...
Bonne chance, Antoine, Footballistico te suivra.
Libellés :
Antoine Griezmann,
Deportivo La Corogne,
Real Sociedad,
Riki,
Xavi Prieto
Inscription à :
Articles (Atom)
Qui sommes-nous ?
Footballistico est un club d'amis dont le but est d'apporter un regard original et décalé sur le football. Une lampée de tactique, une pincée d'ironie, un peu d'économie du sport, une dose d'histoire et un glaçon de respect pour le rugby et l'Argentine, secouez et c'est parti pour un blog à la fois populaire et élitiste.
Suivez nous aussi sur Twitter (footballistico)


