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lundi 28 novembre 2011

OM - PSG : Au revoir, Antoine et merci

Si Léonardo cherchait des motifs pour se passer d'Antoine Koumbouaré, il doit en avoir trouver plein sur la pelouse du stade vélodrome. Non pas que le coach parisien soit intégralement responsable du match raté de ses troupes hier mais c'est la loi, l'entraîneur paye plus vite que les joueurs.

Les 2 équipes se présentaient hier dans un schéma assez identique un 4 - 2 - 3 - 1. Les 2 coachs avaient même effectué des choix relativement identiques :

- muscler l'entrejeu : Diarra et M'Bia d'un côté, Sissokho et Matuidi de l'autre : la consigne était claire : on ne passe pas.
- côté Marseillais, Deschamps avait choisi de titulariser Lucho, comptant sans doute sur son activité inlassable pour gêner la relance parisienne.
- côté parisien, le choix de Lugano aux côtés de Sakho a subi le feu des critiques mais il se justifie au moins par 2 aspects :
  • en jeu de tête, l'uruguayen est sans doute le meilleur défenseur parisien
  • en qualité de relance, il pouvait suppléer par la précision de ses passes à l'absence d'un vrai "N°8" dans l'entre-jeu parisien.
Le match se trouvait donc lancé sur la base d'un combat assez physique avec des marseillais qui cherchaient au maximum à gêner les parisiens dans leur camp. Du Deschamps... C'est peu de dire que Paris, qui devait pourtant s'y attendre, n'a pas trouvé la solution : pour preuve le fait que ses défenseurs aient sans cesse cherché à sauter le milieu de terrain pour trouver les attaquants (Lugano, 8 passes, Sakho, 16, par opposition à N'Koulou, 6 et Diawara, 5). A noter la différence de méthode en terme de pressing, les marseillais harcelant les parisiens dès la perte de balle, les parisiens se repliant sagement dans leur camp (40 interceptions côté OM contre 13 pour le PSG). C'est l'origine du second but.

Même si Paris a essayé de construire en début de match, il s'est vite heurté à un mur :
- le taux de succès des balles envoyées en hauteur vers Pastore et Gameiro est resté très faible, ces 2 joueurs étant opposés aux baraques comme Diawara et Diarra.

- sur le côté gauche, la doublette Armand / Néné est clairement moins performante qu'avec Tiéné
- seul le côté droit (Jallet, Menez) a un peu bougé les marseillais en début de match, avant de baisser pavillon, physiquement.


Ils ne travaillent pas les phases défensives au PSG ?












Défensivement, les ailiers parisiens ont eu du mal à suivre les latéraux marseillais, au tempérament offensif. Le fait qu'ils aient eu tendance à "rentrer" pour se rapprocher de Pastore, a plutôt aidé Morel et "Azpi" à se précipiter devant. Sur le premier but, Néné est clairement dépositionné. A noter d'ailleurs, que sur ce but, au moins 4 parisiens sont mal placés (Sissoko, qui devrait marquer Lucho, Sakho, qui ne marque personne et Lugano qui anticipe la passe sur Lucho).


Conclusion : un OM plus agressif face à un PSG un peu endormi, qui a confié les clés du jeu à Pastore et qui se trouvé dépourvu quand l'argentin se trouve peu en forme mais aussi mal alimenté.


Rétrospectivement, le choix Sissoko / Matuidi n'était pas le meilleur possible : le centre du terrain n'était pas là où le danger s'est créé même si, faible satisfaction, Lucho a été mis sous l'éteignoir. En outre, les problèmes individuels se sont ajoutés aux choix collectifs, Gameiro et Pastore étant en-dessous de ce que l'on peu raisonnablement attendre d'eux. L'entraîneur parisien est au moins demeuré fidèle à ses valeurs : il n'a pas hésité à changer ses 2 stars chancelantes mais sans succès. Sur le troisième but, le changement opéré par Koumbouaré 4 minutes auparavant, qui a amené Armand à occuper le couloir gauche se révèle catastrophique, l'ancien nantais étant débordé par Amalfitano et Ceara (le nouvel entrant) se troue sur le marquage.

Les paris sont ouverts pour identifier le successeur. Bientôt une monographie sur Footballistico

lundi 21 novembre 2011

PSG : Retour à la normale

On a eu peur. L'espace d'un mois, on a cru que la magie de l'Orient avait opéré (y compris au sein de la rédaction de Footballistico). Que le PSG était devenu un "grand" club, immune aux crises périodiques qui touchent ses vassaux nationaux, tout juste bons à servir de faire-valoir lors de championnats joués d'avance. Heureusement, il n'en est rien, la génétique du PSG, avec un penchant pour les coupes nationales, les joueurs achetés à prix d'or décevants en attendant la crise de l'automne, tout semble présent pour cette permanence que les millions du Qatar ne peuvent pas changer. On peut y voir un miracle ou une déception, c'est selon. Mais c'est la preuve que l'argent ne peut pas tout acheter : l'âme du PSG est inaltérable et, quelque part, c'est rassurant.

Hier, Paris affrontait un problème nouveau, devenu très rare, une défense à 5. Dépouillé de ses atouts offensifs au mercato (Feret, Hadji), Jean Fernandez en a tiré les conséquences : un système ultra-défensif et une capacité à jaillir en contre, notamment via ses latéraux (Lemaître et Calvé). Face à cela, Antoine Koumbouaré affichait son 4-2-3-1 classique, avec Jallet en lieu et place de Menez. On peut arguer du fait que le coach Kanak ne sait pas s'adapter à une situation tactique inédite et, à sa décharge, le banc parisien est fort dépourvu d'attaquants ou d'ailiers. Un 4 - 4 - 2 avec Hoarau / Gameiro en pointe aurait été judicieux en offrant une solution alternative devant mais Erding / Gameiro ne présentait guère d'avantage. En outre un 2 de devant face à un 3 derrière joue plutôt en faveur de l'équipe qui défend tandis qu'un seul attaquant crée un surnombre inutile en défense centrale. De fait, l'entrée d'Erding, n'a rien changé. En fait, la meilleure pratique face à une défense aussi regroupée est d'écarter le jeu au maximum et de profiter des opportunités sur coup de pied arrêtés ou sur frappe de loin. Et là, peu de choses ont fonctionné. D'un côté, à gauche, Armand est demeuré très prudent (aucun centre en 90 minutes) même si Néné était extrêmement actif. Le choix de Tiéné (3 centres en moins de 10 minutes), au profil plus offensif, aurait sans doute été plus adapté d'entrée de jeu. De l'autre côté, Jallet et Ceara s'est montré honorable mais l'ailier parisien, multi-tâche, s'est retrouvé à contre-emploi face à une défense hyper regroupée. Enfin, il faut bien parler du cas Pastore. Englué dans le dispositif nancéien, l'argentin a tenté de se déplacer, notamment en allant chercher Néné ou en décrochant carrément. Mais mêm s'il na pas été bon offensivement, c'est défensivement que Pastore a failli : aucun tacle, aucune interception, rien. Dans un match où un ballon récupéré haut aurait pu faire la différence, cela compte. Enfin, RAS côté coup de pied arrêté : parmi les leaders de la L1, le PSG possède le pourcentage de but sur coups de pied arrêté le plus faible (15%), quand ses concurrents direct tournent plutôt à 25% (43% pour Toulouse).

La suite : elle est connue. Les qataris dépensent sans compter pour changer toute l'équipe (plusieurs clubs italiens débouchent l'Asti). Gameiro est prêté à Lorient à la trêve et Pastore au Velez Sarsfield. Benitez remplace Koumbouaré lors de la première défaite du club en Janvier. Paris rate la qualification pour la coupe de l'UEFA, suite à une boulette de Sirigu, lors de la dernière journée. Heureusement, une frappe de Luyindula, à la 89ème minute de la finale vient crucifier l'OM et offre la Coupe de France à Paris. Plus ça change...

Footballistico

lundi 26 septembre 2011

MHSC - PSG : Paris déjà champion ?

Paris affrontait avant-hier (samedi soir) un test important pour jauger de sa véritable valeur à Montpellier : à l'arrivée, en dépit d'une victoire assez confortable, on a quand même l'impression que les parisiens ne tournent pas encore à plein régime.

En effet, à part le score final, TOUTES les autres statistiques sont en défaveur des protégés d'Antoine Koumbouaré. Voyons cela : Paris et Montpellier se présentaient tous les 2 en 4 - 2 - 3 - 1. Il était donc peu probable de voir l'une des 2 équipes déséquilibrées et c'est exactement ce qui s'est passé. Au début du match, la paire de milieu défensif montpelliérain a étouffé Pastore (seulement 28 passes) mais inversement, les parisiens étaient plutôt solides derrière. A noter que pendant les 30 premières minutes, Néné et Ménez jouaient de façon inversée par rapport à leur aile naturelle et que les buts parisiens sont venus juste après leur permutation. Il est probable qu'Antoine Koumbouaré s'attendait à souffrir au début du match et qu'il a positionné Néné (meilleur défenseur que Menez) face à la menace Utaka/Bedimo. Ce n'est qu'après que les ailiers ont repris leur position naturelle et que Paris a marqué. Au-delà de cette mini-victoire tactique, Paris a affiché 3 caractéristiques, assez innovantes cette saison :
  • il a laissé la balle à Montpellier sans remord apparent,
  • il a défendu plutôt bas mais de façon compacte, Menez et Néné redescendant faire l'effort, seuls Pastore et Gameiro étant délesté des tâches défensives,
  • surtout, et cela fait une différence énorme avec l'an dernier, il n'est pas mis en danger et ne souffre d'aucune fébrilité lorsqu'il tente de préserver le score. Rappelons que face à la même équipe, Paris s'était fait remonter 2 buts l'année dernière, à 11 contre 10 !
Pourquoi ? Au-delà de la qualité individuelle des joueurs et de leur montée en puissance physique, on peut avancer 3 hypothèses :
  • En passant en 4 - 2 - 3 - 1, Paris est naturellement plus compact qu'en 4 - 4 - 2 au milieu du terrain. C'est d'autant plus vrai que les ailiers ont tendance à se rapprocher de Pastore,
  • Le profil des joueurs y fait beaucoup : Menez et Pastore notamment sont beaucoup plus à l'aise avec le ballon que la triplette Giuly - Hoarau - Erding,
  • Enfin, avec Matuidi, les parisiens ont un milieu défensif, non seulement qui joue bien son rôle de muraille mais qui permet de donner de la verticalité au jeu par rapport à Makélélé, qui jouait plutôt transversalement.
Et Montpellier dans tout cela ? Les héraultais se sont heurtés au mur parisien et y ont laissé de nombreuses forces. 1 ou 2 de leurs actions auraient pu connaître un meilleur sort en 1ère mi-temps mais leur deuxième période est assez décevante, en dépit d'une possession, à l'exception du splendide retourné de Giroud, faussement hors-jeu. Surtout, on peut avancer que les héraulais ont commis quelques fautes, qu'ils vraiment "payé cash" comme le veut le poncif :
  • sur le premier but, Belhanda se fait prendre par l'avancée de Matuidi et lui passe le ballon,
  • sur le troisième faute de Jourdren,
A noter que les 3 buts sont intervenus en fin de mi-temps alors que les héraultais semblaient épuisés. C'est une constante des opposants à Paris : le club de la capitale a marqué 9 de ses 14 buts dans le dernier 1/4 d'heure de chaque mi-temps (c'est à dire, 64% de ses buts pendant 33% du temps). 

Bilan : un match que Paris a globalement maîtrisé mais dont le dispositif semble difficile à reproduire à domicile ou face à un mal classé qui viendra le couteau entre les dents. En gros progrès, néanmoins, surtout par rapport à la purge laissée à Evian-Thonon. PSG - Lyon s'annonce d'ores et déjà comme LE sommet de ce début de saison.

Footballistico

lundi 29 août 2011

Le nouveau PSG est-il arrivé ?

Après la victoire poussive obtenue à domicile face à Valenciennes, Paris s'est imposé ce week-end face à l'autre équipe ambitieuse du mercato (12 millions d'euros, tout de même), Toulouse.

Paris a présenté dans ces 2 matches le visage tactique qu'il devrait adopter pendant la saison (aux ultimes mouvements du mercato près). C'est à dire un 4 - 2 - 3 - 1, avec Pastore à la baguette. Bodmer étant relégué sur le banc.

Quelles sont les implications d'un tel dispositif tactique et quelles sont les chances de réussite de Paris ? C'est ce se propose d'analyser le blog du jour.

Dans son 4 - 4 - 2 "à plat" de l'année dernière, Paris se présentait dans le positionnement ci-contre (nous avons choisi le match à domicile face à Marseille, peut-être l'un des matches les plus aboutis des parisiens). Comme on le voit,les 2 attaquants parisiens (Hoarau et Erding) sont très proches l'un de l'autre. Giuly (7) est très excentré et soutenu par Jallet (26). Néné (19) sur son côté gauche est à la fois un joueur de débordement et de contre.Il fait assez peu de passes (25), la moitié d'entre elles sont des centres et il porte beaucoup la balle. Paris possède donc 3 voies privilégiées pour attaquer :
  1. des balles longues vers Hoarau, qui sert alors de pivot pour remettre à l'un de ses coéquipiers (Erding ou Néné, le plus souvent),
  2. Giuly, qui percute ou qui s'appuie sur Jallet pour redoubler (3 centres pour l'un, 3 pour l'autre),
  3. Néné, qui profite de sa technique pour s'enfoncer ou centrer.
Paris est une équipe qui pratique une jeu direct, rapide, souvent via les ailes.

Évidemment, le fait de basculer en 4 - 2 - 3 - 1 est totalement différent. Le PSG est devenu une équipe de "toque" qui procède plutôt par passe courte, en essayant de dominer la possession. L'impact est réel sur plusieurs aspect de leur jeu (les schémas sont fournis par whoscored)

- la grosse différence avec l'année dernière : Menez (7). L'ex-romain n'est pas du tout un ailier plutôt un meneur qui aime de temps à autre se décaler sur son aile. En témoigne, le 3ème but de Paris où il se trouve au centre.
- Pastore (27) se trouve au centre du triangle Gameiro (19), Menez (10), Néné. L'argentin a fait le plus de passes, souvent vers l'avant et a distillé les caviars.
- le 4 de devant effectue davantage de passes sur un Paris nettement plus "toque". En moyenne, le PSG a tenté 470 passes sur les 2 matches face à Valenciennes et Toulouse contre 430 en moyenne sur la saison dernière. Une série moyenne de passes parisienne atteint 5 contre 4 en 2010-2011.
- une permanence en revanche, on ne peut pas parler de "double pivot" pour Paris, puisque Chantôme conserve un positionnement nettement plus avancé que Matuidi au milieu. Koumbouaré n'a sans doute pas voulu trop perturber ses joueurs.

Alors, quoi ? Tout est parfait. Non, bien sûr. D'une part, l'équipe parisienne profite un peu moins de la largeur. A priori, les équipes adverses vont donc pouvoir masser un dispositif défensif au centre. Par ailleurs, positionner un meneur central peut faciliter le rôle de l'équipe d'en face. Hier, Capoue a plutôt bien réussi cet exercice pendant une mi-temps avant de baisser pavillon car Pastore semble très mobile mais quid d'un bon "chien de garde" en pleine possession de ses moyens ?

Enfin et surtout, comment faire jouer ensemble Néné et Pastore ? Si l'argentin s'entend plutôt bien avec Menez et Gameiro (le lorientais est particulièrement actif dans ses appels), le brésilien ne semble pas vraiment comprendre ce que l'on attend de lui dans le dispositif. En témoigne, cette incompréhension au moment de son remplacement par Bodmer. Ce n'est pas un hasard si le N°10 parisien a fait son meilleur match alors que Pastore n'était pas là (face à V.A) et que Paris a finalement gagné en fin de match... sans Néné.

Si Antoine Koumbouaré parvient à faire jouer ensemble ses 2 cracs, alors, Paris sera irrésistible. Dans le cas contraire, cette saison pourrait rester (une fois de plus) comme celle des illusions perdues.

Enfin, et sur un autre ordre d'idée, Paris a encaissé 3 de ses 4 buts sur des centres venus de la droite, dont 2 sur coup de pied arrêté. Il est temps de faire quelque chose.

Footballistico

lundi 8 août 2011

Le jour où le PSG a basculé

Ce qu'il y a de bien avec le PSG, c'est qu'il se passe toujours quelque chose. Tenez, hier soir (7/08) : présentation de Pastore, défaite face à Lorient, clouage au pilori de 2/3 joueurs par Koumbouaré et le lendemain toute la presse déchaînée (notre titre préféré, sur Twitter : Lorient meilleur que l'Orient).

Au-delà de la défaite d'hier soir (Lorient privilégie toujours une préparation précoce, qui permet d'accumuler confiance et points dès le début du championnat), Footballistico préfère analyser le mercato agité du PSG. Celui-ci a connu 2 phases :

- une période L1 : Douchez, Gameiro, Matuidi et Bisevac (+ Menez même si la volonté de Kombouaré de recruter l'attaquant français est sujet à caution). Ceux-ci correspondaient à la volonté de Koumbouaré de pérenniser son 4 - 4 - 2.
Le bon vieux 4-4-2 Koumbouaresque
  • puis, dès le serbe présenté, la période Leonardo commence avec des renforts plus clinquants (Pastore, Sissokho, Sirigu) en attendant visiblement un attaquant et un défenseur central supplémentaires et surtout un dispositif différent puisque le PSG devrait soit obéir à un 4 - 5 - 1 voire, si l'on se fie à l'expérience de Leonardo à l'Inter, un 4 - 4 - 2 losange (la tête du losange étant Sneijder). Ce dispositif est d'autant plus crédible que Pastore a déclaré préférer "évoluer derrière 2 attaquants". Et que peut-on refuser à Pastore ? (c'est la "jurisprudence Torres" : à partir d'un certain montant de transfert, peu importe les performances intrinsèques du joueur, on lui passe tout).
Le PSG, vu par Leonardo


On peut donc dire malgré les paroles rassurantes du coach kanak que celui-ci doit avaler des couleuvres. Il est déjà clair que s'il manage l'équipe au quotidien, il n'aura plus la main sur les choix tactiques ni sur la composition de l'équipe-type. Au-delà de la question de la légitimité du poste d'entraîneur et de gestion de l'effectif, on peut se demander si Leonardo est réellement le complément idéal de l'entraîneur parisien. Les 2 personnalités sont des meneurs d'hommes, chacun dans leur style, mais ne sont pas réputés pour leur science tactique.

Le scénario de la saison : il est donc probable que l'équipe s'autogère assez vite autour de Pastore, Néné et Sakho, Koumbouaré subit le sort de Leproux, fin octobre. Leonardo prend l'équipe en direct avant de confier les clés à Batista, débarqué de l'équipe d'Argentine, en février.

QSI remet la main à la poche lors du mercato hivernal et recrute le banc de Manchester City, du WAC Casablanca et de l'Inter (investissement estimé : 153 millions d'euros, hors bonus). Malgré ces investissements, le PSG finit 12ème. Mais l'équipe parisienne gagne la coupe de France à l'issue d'une finale épique face à l'OM : Pastore assomme Mandanda d'une frappe de 30 mètres et Kebano passe toute la défense marseillaise en revue avant de crucifier le portier marseillais pendant la prolongation.


Footballistico

dimanche 15 mai 2011

Coupe de France : le jour de gloire d'Obraniak

Le PSG a perdu son titre. Il peut encore tenter de se venger en empêchant Lille de réaliser le doublé avec la complicité de Sochaux mais les parisiens pourraient bien être les cocus de l'histoire : finaliste Coupe de France et 4èmede L1. Dur.

Lille se présentait dans son 4 - 3 - 3 devenu légendaire. Seul Balmont manquait à l'appel, remplacé par Gueye. Paris affichait son dispositif "à l'extérieur" en 4 - 2 - 3 - 1. Bodmer se situant derrière Hoarau. Le match se déroula sur un rythme élevé avec un pressing assez haut d'entrée effectué par les 2 équipes. Lille ne parvenait pas à imposer son jeu, qui est souvent patiemment construit et très écarté. Les parisiens parvenaient bien à bloquer les côtés ou Debuchy et Beria ne parvenaient pas à déborder. Le dispositif parisien était de toute façon plus orienté vers la défense que vers l'attaque :

- Bodmer parvenait à bloquer le jeu lillois en fondant sur Mavuba, le premier niveau de relance,
- les latéraux parisiens, notamment Tiéné, montaient très peu. Terrorisé par Gervinho, le latéral gauche parisien est demeuré très prudent, ce qui a eu un impact sur le rendement offensif de Néné.
- le duo Makélélé, Chantôme est resté très prudent,


Offensivement, les parisiens ont tenté 2 chemins :
- les longs ballons devant.Malheureusement, ni Giuly, ni Bodmer, ni Néné, n'étaient suffisamment proches de l'attaquant parisien pour comibner efficacement.
- le côté droit. A la différence de Néné, le lutin parisien a occupé son couloir avec obstination. Lancé parfois par Chantôme avec un Ceara plus présent offensivement, le côté droit parisien présentait meilleure figue que le côté gauche.

Petit focus sur Néné. A part quelques coups francs, jamais le brésilien n'est paru à son aise dans cette finale. Isolé sur son côté gauche, à cause du positionnement de Tiéné, il repiqua au centre afin de combiner avec Bodmer. Malheureusement, cette zone de jeu était encombrée et Gueye pouvait alors prendre en charge le brésilien.

Changements

Les changements furent décisifs dans cette finale et pas seulement à cause du coup de patte d'Obraniak. Paris fut obligé de remplacer Makélélé peu après la mi-temps : un changement poste pour poste. Garcia allait tout d'abord faire sortir Gueye (qui apportait peu offensivement) et faire descendre Hazard au milieu. Dans l'intervalle, Paris passait en 4 - 4 - 2 (Erding à la place de Bodmer). Lille faisait alors sortir Sow pour Obraniak, plus défensif, donc.

 En synthèse, le PSG avait changé de système mais Lille avait modifié sa tactique à système inchangé : Obraniak était plus avancé que Gueye et le milieu à 3 lillois pouvait prendre l'avantage au milieu sur un PSG, qui avait perdu un homme.

Puis vint le coup franc.Il fut occasionné par l'arrière lillois le plus offensif, Debuchy. Ce qui vient après ne relève plus de la tactique mais du "on tente tout pour marquer un but".

Conclusion : une défaite dure pour Paris. Lille a plutôt dominé la possession mais les parisiens ont sans doute eu les occasions les plus nettes, avant la 88ème minute. Les parisiens étaient déçus mais rendaient hommage à leur vainqueur. Car, tout le monde aime bien Lille : une équipe si sympa, un jeu si agréable: il va falloir apprendre à les haïr pour les battre.Sinon, la bande à Garcia va être un sacré compétiteur dans les années qui viennent.

mardi 19 avril 2011

PSG - Lyon : un match atypique à bien des égards

Contrairement à ce qu'anticipait Footballistico, Paris se présentait dans son 4-4-2 favori face à Lyon (lui bien en 4-5-1).

Claude Puel avait positionné Lisandro à gauche et Briand à droite. Toulalan formait la charnière centrale avec Lovren. Le duo Jallet - Ceara occupait le flanc droit parisien.

Le PSG allait prendre rapidement la mesure des rhodaniens, notamment sur les côtés. Les locaux pratiquaient un jeu direct, souvent fait d'initiatives individuelles et mettaient à mal la défense des gones. Pourtant, celle-ci pliait mais ne rompait pas. Dans les fait, Lyon était incapable de remonter le terrain et d'offrir une réelle opposition dans le jeu, sous le fait de 3 phénomènes :

1 - l'isolement de Gomis. Les ailiers Lyonnais ont eu tendance à s'écarter afin de tenter de contrer les duos latéraux parisiens et Gourcuff à reculer afin de venir chercher les ballons.
2 - Makélélé : les lyonnais, n'ont jamais pu récupérer un ballon dans le camp des parisiens à cause d'un petit homme de 38 ans. Ca a l'air pourtant simple : je ratisse, je passe, je me rends disponible, je reçois, je relance de l'autre côté mais personne (M'Vila ?) n'est parvenu à ce degré de maîtrise dans cet art simple du N°6 moderne.
3 - Gourcuff. L'inverse de Makélélé. Le meneur de jeu lyonnais a pu mesurer l'étendue de son impuissance et n'a jamais pesé sur le jeu.

Paris a eu 6 ou 7 actions très nettes, notamment sur coup de pied arrêté. Il faut s'appesantir ici sur l'absence de Cris. Toulalan ne pourra jamais égaler le brésilien de la tête et cela s'est senti (est-ce que ce fait a pesé sur la décision de titulariser Hoarau ?).

Cependant, entre Lloris et la bonne performance du "back four" lyonnais, l'OL tenait son match nul à la mi-temps. Les changements allaient se révéler déterminants. C'est Claude Puel qui tirait le premier en remplaçant Gourcuff par Ederson et en positionnant Lisandro plus haut. Lyon passait en 4 - 4 - 2 et tout de suite Gomis se trouvait moins isolé et allait se trouver approvisionné en ballons. En un quart d'heure, l'attaquant lyonnais allait obtenir 2 occasions très nettes. Les défenseurs centraux parisiens se trouvaient souvent aux prises avec 2 joueurs à marquer et Gomis disposait d'un marquage plus lâche. 2ème salve avec l'entrée en jeu de Giuly.Le lutin parisien prenait la place d'un Erding, sifflé par tout le Parc (pourtant même s'il n'a pas été décisif, il a encore eu une heure très active tournant sans cesse autour d'Hoarau). Avec Hoarau - Giuly devant on se serait cru revenu aux grandes heures de Jean-Paul Le Guen, quand le PSG luttait pour la 8ème place. Toujours est-il que Giuly allait redonner du punch à l'attaque parisienne et offrir davantage de solutions. La punition venait logiquement suite à une faute  . Coup-franc de Néné, tête de Hoarau. Le but est grotesque mais correspond à une séquence classique.

A noter qu'avec ce but, inscrit à la 75ème, Paris rompt avec l'une de ses particularités : c'est son 1/4 d'heure le moins prolifique (2 fois moins relativement que la moyenne de la L1).Autre stat amusante et confirmée celle-là : Paris n'a jamais marqué cette saison par l'un des remplaçants entrés en cours de jeu (en L1, en tout cas). Au moins, Giuly aura été passeur décisif.

La fin du match vit la tentative des lyonnais de remonter le score, Paris blindait (Clément puis Tiéné), et l'OL lançait ses chevaux légers (Pjanic, Delgado) mais en pure perte. Au total, l'OL aura été assez peu dangereux dans le dernier quart d'heure.

Conclusion : quoi qu'on en dise et même si Lyon refuse de le reconnaître, il semble bien que le titre se soit échappé Dimanche soir. Il faudrait véritablement une mutation incroyable pour voir cette équipe prendre les 18 points qui restent à attribuer tout en voyant Lille et Marseille en perdre 5. Il va falloir batailler maintenant pour s'accrocher à cette troisième place synonyme de LDC. Car, Paris a les crocs et va continuer à déployer son jeu chatoyant...mais éphémère : la tactique parisienne, faite de prises de risques et de chevauchées sur les ailes semble marquer les joueurs. Soit, Paris parvient à vite prendre l'ascendant au score, soit la seconde mi-temps est longue et pénible. Au moins, l'équipe possède une âme entre vieux guerriers pas blasés (Maké, Coupet, Giuly), djeunz qui n'en veulent (Sakho, Chantôme) et bons joueurs de L1 qui souhaitent accéder à un statut supérieur (Jallet, Armand).

Footballistico

mardi 9 novembre 2010

PSG - OM : des bouchons et du champagne

Mine de rien, en 2 semaines, le PSG a battu le champion de France en titre, son dauphin (l'OL en Coupe de la Ligue) et a tenu tête au leader de la Bundesliga.

Dimanche soir, le PSG a mérité sa victoire face à un OM un peu atone, qui s'était fait choper dans un bouchon sur le périph'.

L'équipe parisienne se présentait dans son 4-4-2 désormais bien connu, avec Chantôme devant Makélélé, Néné et Giuly sur les ailes. L'OM aussi était dans son dispositif de prédilection : en 4-3-3, avec Lucho, à droite, Rémy et Valbuena encadrant Gignac.

1ère mi-temps :

Dès le début du match, le PSG mettait une pression intense par les 4 joueurs de devant souvent épaulés par Chantôme. Le résultat n'allait pas tarder à se faire sentir. Après une première escarmouche de Giuly sur un ballon perdu de Kaboré, la situation allait se cristalliser dès la 9ème minute, Taïwo redonnait une seconde chance à Chantôme qui glissait à Néné sur le côté gauche : tir. Mandanda laissait échapper le ballon sur la chaussure d'Erding, but. 10 minutes plus tard, Diawara dégageait un ballon plein axe sur Hoarau, un joli une-deux en cloche avec Néné et l'avant-centre parisien rompait avec sa période de doute : 2 - 0.

Mais, 4 minutes plus tard, sur une belle passe en profondeur de Lucho, Gignac centrait et Edel contrait le ballon pour Lucho, qui avait suivi : 2 - 1. On pensait que l'on se dirigeait vers un clasico un peu fou et l'on pestait (ou l'on jubilait, c'est selon) sur l'incapacité du PSG à conserver un score. Mais les 2 équipes, un peu épuisées, s'en tenaient là, malgré un très bon tir de Gignac dans les arrêts de jeu.

Pour l'essentiel, Paris s'en était tenu à son plan de jeu : contrer l'OM très haut et passer par les côtés, en profitant de la bonne entente Jallet / Giuly et Tiéné / Néné (à croire que Kombouaré fait des allitérations quand il compose son équipe). L'OM semblait dans l'incapacité d'écarter le jeu et de faire le lien avec leurs attaquants, à la sensible exception de Lucho.

2ème mi-temps :

Tirant les leçons de la première période, Didier Deschamps changeait son dispositif : il faisait entrer Abriel à la place de Kaboré et passait en 4-2-3-1, Lucho prenant le rôle de N°10 derrière Gignac et Cheyrou reculant légèrement pour former le "2" défensif. La possession de balle allait devenir marseillaise mais elle demeurait stérile. En fait, on pourrait arguer que l'OM se montrait moins dangereux pendant cette période. Les parisiens étant descendus d'un cran, Lucho la menace n'avait plus le recul nécessaire pour distiller ses ballons et se retrouvait à la lutte au centre avec Makélélé et Chantôme. Les marseillais n'arrivaient toujours pas à prendre les ailes mais tentaient de dominer le milieu du terrain avec Valbuena, Cheyrou et Lucho. Kombouaré allait donc densifier son milieu de terrain en remplaçant Erding par Bodmer. Paris se retrouvait alors en 4-3-2-1 et pouvait se permettre de jouer à la passe à 10 au milieu du terrain. Néné rendait fou Azpilicueta, puis Diawara. Deschamps tentait alors un ultime coup de poker en passant en 4-4-2 losange, avec Brandao s'affichant au côté de Gignac, et Ayew prenant le côté droit. Deschamps espérait ainsi poser des problèmes à l'arrière garde parisienne (2 attaquants / 2 défenseurs centraux) mais les latéraux parisiens ont alors bien coulissé pour créer le surnombre défensif pendant que les milieux parisiens bloquaient de toute façon les transmissions vers l'avant.

En dépit d'une bonne occase en toute fin de match par Ayew, Paris tenait sa victoire. La critique de la voirie parisienne pouvait commencer.

Au delà des bouchons, que conclure de cette soirée ?

L'OM effectue souvent des parties à "éclipse", ratant une mi-temps avant de revenir (Lille, Valenciennes). Hier, encore, leur entame fut catastrophique. Certes, Paris a plutôt bien joué le coup mais les ballons perdus ne sont pas tous dus à un pressing intense. Surtout, comme le disait Elie Baup après le match, l'OM ne semble pas avoir trouvé de dispositif adapté à ses joueurs offensifs. En 4-3-3, Remy a du mal à prendre les ailes mais n'a pas de profondeur. Visiblement, Valbuena et Remy ont du mal à combiner avec Gignac au centre et, en dépit des promesses d'Azpilicueta, Bonnard manque cruellement.

Face à une équipe désireuse de faire le jeu (mais incapable de le prendre à son compte), le dispositif de Paris a pu donner sa pleine mesure. Surtout, que les 2 latéraux de l'OM, apeurés par le rythme et la technique de leurs opposants directs, n'ont quasiment jamais apporté le danger (Azpilicueta : 2 centres). Paris doit maintenant se concentrer sur les équipes qui tentent le contre (à la Auxerre) pour tenter de gagner ces matches où le rythme et le pressing ne servent pas à grand chose face à une équipe repliée.Un gros plus hier, dans le dispositif parisien en seconde mi-temps : Paris a su gérer la domination marseillaise en reculant d'un cran sans paniquer et en modifiant sa tactique pour conserver une possession du ballon.

Koumbouinho ?

mardi 10 août 2010

PSG : un 4-4-2 pour quoi faire ?

Footballistico a décidé de réorienter légèrement sa ligne éditoriale en devenant plus tactique dans ses analyses sans abandonner toutefois le ton parfois décalé qui a fait sa légende.

Il était logique de commencer par notre club de coeur (comme disait Frédéric Dehu) après sa brillante prestation de Samedi (7/08) face à l'ogre stéphanois à l'occasion de la première journée de Ligue 1.

Tout d'abord un petit mot sur les transferts : le PSG a donc réussi (du moins, a priori) à conserver ses meilleurs éléments grâce à un marché atone et à faire venir 2 renforts en la personne de Néné et Bodmer. Sans crier au génie, on peut affirmer que ces joueurs pallient 2 faiblesses récurrentes du PSG de la saison dernière : l'inefficacité chronique sur les coups de pied arrêtés et le manque de banc au milieu de terrain.

En termes de tactique, Antoine Koumbouaré souhaite donc se fixer sur un 4-4-2 strict avec 2 "vrais" attaquants, Erding en percussion, Hoarau en pivot. Néné se fixe donc à gauche, Sessegnon arrêtera de râler en étant repositionné à droite. Makélélé garde sa place préférée devant la défense et Bodmer de son côté devrait être légèrement plus avancé que Clément.

Le problème, c'est qu'il est difficile de tirer des conclusions définitives sur le match de samedi puisque Saint-Etienne a toujours été mené au score à l'exception de 6 minutes de jeu et que le reste du temps, Paris s'est livré à son péché mignon : reculer. On peut quand même avancer quelques pistes :
- Paris est une équipe de contre ou plutôt d'explosivité. Dès qu'une balle est récupérée,on se projette très vite vers l'avant en privilégiant plutôt les départs dans le dos de la défense qu'un travail sur les ailes. A cette aune, l'entrée en jeu de Giuly est très intéressante, au vu de sa rapidité (en général, Giuly parvient à être rapide 20 minutes par match). Un joker intéressant, donc.
- Sessegnon dispose d'une certaine liberté en repiquant parfois au centre tandis que Néné colle plus à gauche même s'il leur arrive de permuter.
- les arrières latéraux sont assez peu impliqués dans le jeu offensif tandis que les avants le sont assez peu dans le jeu défensif (sauf sur coup de pied arrêté où Hoarau a détourné un nombre invraisemblable de corners).

Au vu de cette tactique, Paris demeure toutefois avec plusieurs problèmes qui devraient lui coûter des points (et occasionner des psychodrames) si les scénarios des rencontres lui sont moins favorables que samedi dernier.

Premier problème : face à une équipe jouant en 4-5-1 (de plus en plus nombreuses en L1) ou, encore mieux, en 3-5-2, Paris sera dominé au milieu de terrain et ne pourra donc pas compter sur une possession de balle supérieure pour construire.

Second problème : l'utilisation des ailes. Défensivement, Néné et Sessegnon ne sont pas des cadors. En outre, le béninois a l'habitude de se balader au milieu pour aller titiller les défenses en s'appuyant notamment sur Hoarau. Paris risque donc d'être fragile, notamment sur le côté droit de sa défense. Conclusion : les latéraux parisiens (Ceara, à droite, Armand/Jallet/Makonda à gauche) se cantonneront à des tâches défensives et il est donc vraisemblable que le danger ne viendra pas des ailes.

Troisième problème : une sur-utilisation du centre du terrain pour la relance. C'est un corollaire du point précédent : il est vraisemblable que la courroie de transmission Makélélé - Bodmer soit l'une des clés du jeu parisien, cette année, afin de projeter vite le ballon vers l'avant. Si les équipes d'en face réussissent à bloquer l'ancien Lyonnais dans les phases de récupération (pas trop dur avec un milieu de plus, sur un joueur qui n'est pas réputé pour sa mobilité), ben, faudra balancer devant...

Néanmoins, tout n'est pas noir, Paris, en dépit d'une possession de balle très médiocre (46%) est l'une des équipes qui a le plus tiré au but (et cadré, d'ailleurs) mais, simplement, les observations ci-dessus incitent à la prudence. L'affrontement, la semaine prochaine face à Lille (a priori en 4-3-3) risque d'être un révélateur plus cruel que les gentils stéphanois.

Footballistico

PS : un petit mot sur Lassana Diarra. Hier en conférence de presse, il a défendu Raymond Domenech. Dans la curée actuelle et alors que rien ne l'y obligeait, c'est à mettre à son crédit.

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